La faute à qui ?

Genèse 3.12
L’homme répondit: « C’est la femme que tu as mise à mes côtés qui m’a donné de ce fruit, et j’en ai mangé. » Genèse 3.12

Personne n’aime se retrouver pointer du doigt, et cela, même si nous avons fait une erreur évidente.  Il y a souvent ce désir subtilement cacher dans le fond de nos cœurs de détourner l’attention vers un bouc émissaire afin d’éviter les conséquences possibles de nos manquements.  Il nous arrive qu’effectivement des éléments nous séduisent, mais cela n’enlève pas pour autant notre responsabilité d’avoir péché.  C’est ainsi pour chaque personne.

Faisons, si vous le voulez bien, un petit retour dans le livre de la Genèse qui nous raconte la création et la chute.  Remarquons qu’au chapitre trois nous retrouvons quatre personnages, nous y retrouvons Ève, le serpent, Adam et Dieu le créateur.  Nous avons beaucoup de leçons à apprendre de chacun d’eux.

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Il nous faut, dans un premier temps, considérer l’échange entre Dieu et Adam concernant l’arbre de la connaissance du bien et du mal.  L’Éternel Dieu lui dit « tu ne mangeras pas… car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement» (Genèse 2.16-17).  Ce fut la seule restriction exigée par Dieu, tout le reste était permis.

C’est alors que le serpent entre en scène… la Bible parle de lui également sous le nom du diable ou de Satan.  Nous apprenons de lui qu’il a convoité la place de Dieu (Ésaïe 14.11-15 et Ézéchiel 28.11-19).  Fraîchement déchu, il ose semer la tentation dans le cœur d’Ève.  Son attaque est directe, il remet en cause sans aucune hésitation l’autorité du créateur en posant la question suivante « Dieu a-t-il réellement dit.… » Par cette question, il prend Ève au piège qui lui ouvre la porte toute grande lorsqu’elle modifie les paroles de Dieu en disant « de peur que vous ne mouriez. » (Genèse 3.1-3) au lieu de ce que Dieu avait dit à Adam « tu mourras certainement ». Le serpent, rusé, saisie la faille et ajoute « Vous ne mourrez point » et il vanta les avantages du fruit défendu « vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (verset 4). 

1 Jean 2.16
Tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair,
la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie,
ne vient point du Père, mais vient du monde.
1 Jean 2.16

Ce fut suffisant pour que Ève se  laisse séduire, il est dit qu’elle vit que l’arbre était bon à manger, c’est la convoitise de la chair… elle vit également qu’il était agréable à la vue, c’est la convoitise des yeux… et finalement qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence, ce qui est l’orgueil de la vie (1 Jean 2:16).  Elle prit le fruit et en mangea pour par la suite en donner à son mari qui était auprès d’elle (verset 6).

C’est ainsi que la mort entra dans l’Histoire, car Dieu n’est pas menteur et le premier signe de la mort a été spirituel.  Adam et Ève ne sont pas tombés systématiquement morts lorsqu’ils ont pris du fruit défendu.  Par contre, ils ont été expulsés de la présence de Dieu et privés des bénédictions reliées à sa présence.  Ils sont morts physiquement beaucoup plus tard.

Donc à qui la faute ? Pourrions-nous affirmer comme Adam et mettre le blâme sur Dieu qui lui a donné Ève comme épouse ?

Nous pourrions affirmer que c’est le serpent qui a été celui qui a émis le doute sur les Paroles de Dieu.   Il doit effectivement prendre une certaine part de responsabilité…

Nous pourrions dire également que le blâme doit tomber sur Ève, car c’est elle qui a commis l’acte de désobéissance.  Effectivement elle doit prendre une part de responsabilité.

1 Corinthiens 15:22
Tous meurent en Adam, de même
aussi tous revivront en Christ,
1 Corinthiens 15:22

Par contre, celui qui dans les Écritures prend la pleine part du blâme c’est Adam (1 Corinthiens 15:22).  Ne fut-ce pas à lui que Dieu a donné cette interdiction formelle.  N’était-il pas au côté d’Ève lorsqu’elle a été tentée et qu’elle a succombé.  Il aurait été en mesure de changer le cours de l’histoire, mais au contraire il est dit qu’il en mangea également (Genèse 3.6).

Lorsque repris par Dieu, Adam a cherché à mettre le blâme tant sur Ève qui a été séduite la première que sur Dieu qui lui a donné la femme comme compagne (Genèse 3.12).  Dieu ne s’est pas laissé tromper par les justifications d’Adam. 

Nous devons être conscient que chacun de nos péchés à des conséquences tant au niveau personnel que pour ceux qui nous entourent.  Par le manquement d’Adam, toute l’humanité connaît le péché.  Par contre, Christ, présenté comme étant le deuxième Adam a tout accompli pour rétablir la brisure entre nous et Dieu le Père.  Aujourd’hui, nous faisons face à une panoplie de pièges.  Cependant, l’Écriture nous dit que nous devons combattre et que lorsque nous échouons, nous avons un avocat auprès du Père qui intercède pour nous (Romains 8.34). Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. (1Jean 1.9). 

Jacques 4.10
Humiliez-vous devant le Seigneur,
+et il vous élèvera. Jacques 4.10

Tant et aussi longtemps que nous refusons de reconnaître nos erreurs et que nous les attribuons à d’autres et même à Dieu, nous nous privons de vivre victorieux en Christ.  Il est inutile de fuir, car Dieu est témoin de tout et qu’en étant humbles nous permettons à Dieu de nous élever d’une manière incroyable (Jacques 4.10).

Sylvain Bigras

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