L’agneau de Dieu – Jean 1.29

Lorsque nous lisons le premier chapitre de l’Évangile de Jean, nous y apprenons que Jean-Baptiste fut envoyé par Dieu pour rendre témoignage à la lumière afin que tous crussent par lui (Jn 1.6-8). C’est pourquoi les autres évangiles affirment qu’il était le messager envoyé pour préparer le chemin du Seigneur (Ma 1.2-3).

Jean-Baptiste avait déjà rencontré Jésus lors de son baptême et Dieu lui avait confirmé que Jésus était véritablement le Fils de Dieu. C’est à cela qu’il fait allusion lorsqu’il mentionne qu’il a vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe qui s’est posée sur lui (Jn 1.32-33).

Pour comprendre la signification de ce que Jean affirmait en disant « Voici l’agneau de Dieu », il faut connaître les textes de l’Ancien Testament ainsi que la signification de la place que prend l’agneau à titre de sacrifice pour le pardon des péchés.

En regardant le récit de la sortie d’Égypte. Nous remarquons que le peuple d’Israël était sous l’esclavage des Égyptiens et qu’il souffrait grandement de cette situation. Afin de démontrer sa puissance, l’Éternel avait affligé de plusieurs plaies les Égyptiens. Finalement, Dieu demanda au peuple d’Israël de choisir un agneau ou un chevreau sans défauts par maison (Exode 12.3-5). Par la suite, il a été demandé aux Israélites d’égorger leur agneau et de mettre son sang sur les cadrages de la porte de chaque maison, de le rôtir au feu et de le manger (Exode 12.6-11). Le sang sur les cadres de portes allait servir de signe pour indiquer à Dieu quelle maison épargner durant la nuit afin que Dieu fasse mourir les premiers-nés des Égyptiens tout en épargnant les ainés se trouvant dans les maisons marquées par le sang (v. 12-13). Cette journée est depuis lors célébrée et se nomme la Pâque, c’est l’une des 7 fêtes que l’Éternel demande à Israël de pratiquer (Lév. 23.5). Notons que l’agneau est utilisé dans l’Ancien Testament comme sacrifice pour l’expiation des péchés (Lév. 4.35).

Lorsque Dieu demanda à Abraham d’offrir en sacrifice son fils unique (Ge 22.1-2), nous constatons la foi d’Abraham et de son obéissance envers son Dieu. Il accepta cette demande et lorsque son fils Isaac demanda où est l’agneau pour l’holocauste, Abraham répondit que Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste (Ge 22.7-8).

Voilà donc qu’avec Jean-Baptiste nous retrouvons l’agneau que Dieu a choisi pour la rémission des péchés. Le prophète Ésaïe dans l’une de ses prophéties a affirmé en parlant de Jésus « Nous étions tous errants comme des brebis, nous suivions chacun son propre chemin, et l’Éternel a fait venir sur lui l’iniquité de nous tous… Or il a plu à l’Éternel de le frapper; il l’a mis dans la souffrance. Après avoir offert sa vie en sacrifice pour le péché, il se verra de la postérité, il prolongera ses jours, et le bon plaisir de l’Éternel prospérera dans ses mains. » (Ésaïe 53.6; 10).

Jean-Baptiste annonçait donc à ceux qui étaient avec lui ce que Jésus allait accomplir sur la croix. Cette affirmation que Jésus était l’agneau de Dieu était le sujet de l’espérance de tous ceux qui mettaient leur confiance dans la Parole de Dieu. C’est pourquoi nous lisons que deux des disciples de Jean choisirent de suivre Jésus.

Il est également mentionné que Jésus, l’agneau immolé est digne de recevoir puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et louange (Apoc. 5.12). Oui! Jésus est mort à la croix, mais Dieu n’a pas permis qu’il demeure dans la mort. Jésus est ressuscité et bientôt ceux qui ont mis leur foi en lui seront rassemblés pour la plus grande célébration que l’histoire du monde n’a jamais connue. Ce sera les noces de l’Agneau, l’occasion de se réjouir et de faire éclater notre joie en lui donnant gloire (Apoc. 19.7)!

Sylvain Bigras

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