Besoin de bergers (Matthieu 9.36-37)

Matthieu 9.36-37
Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Matthieu 9.36-37

Une brebis laisser à elle-même n’a guère autre espérance que celle de l’abattoir (Zacharie 11.4). Un mot est répété sans cesse dans la Parole de Dieu concernant les brebis et il s’agit du verbe errer.  Ésaïe le prophète affirme en parlant à notre sujet que « Nous étions tous errants comme des brebis » (Ésaïe 53.6).  Nous pouvons avec assurance affirmer que l’errance est le résultat de l’absence de Dieu et de l’impact du péché dans nos vies.  La première mention d’errance dans les Écritures est le résultat du péché de Caïn qui venait de commettre le premier meurtre.  Dieu lui a dit « Tu seras errant et vagabond sur la terre. » (Gen.4.12). 

Jean 10.14
Je suis le bon berger. Jean 10.14

Jésus, voyant la foule, était conscient du besoin réel de ceux qui se tenaient devant lui, ils étaient languissants et abattus.  Sans espoir, sans espérance, chaque jour n’étant que la répétition du précédent.  Il est, et sera toujours, le bon berger qui connaît la solution à l’errance humaine. C’est lui seul qui pouvait affirmer : « Je suis le bon berger. » (Jean 10.14).  Étant berger, il savait reconnaître une brebis perdue, sans berger.

À nos yeux, nous pourrions croire que le peuple d’Israël connaissait la vérité biblique.  N’avaient-ils pas la Loi et les Prophètes?  Pourtant, bien que la réponse à leur besoin fût inscrite dans les rouleaux conservés précieusement dans les synagogues, il n’y avait personne pour les enseigner correctement. La Parole de Dieu avait été remplacée par une série de rituels religieux fondés sur la tradition des anciens (Matthieu 15.3).  Préceptes humains disant quoi faire ou ne pas faire et qui ne peut d’aucune manière répondre aux besoins de l’âme. Les pasteurs d’Israël ont préféré jouir de leur autorité religieuse plutôt que de mener le peuple dans de verts pâturages et auprès des courants d’eau.  Ils ont abandonné les brebis (Ezékiel 34:2 et Jérémie 50:6). 

Osée 4.6
Mon peuple périt faute de connaissance. Osée 4.6

Jésus avait l’œil pour discerner les besoins du troupeau. L’évangile de Marc ajoute à notre verset sa solution… il est dit « qu’il se mit à leur enseigner beaucoup de choses. »  (Marc 6.34).  En d’autres mots, il les a nourris spirituellement leur indiquant le seul chemin, la vérité et la vie (Jean 14.6).  Le prophète Osée en affirmant que le peuple périt parce qu’il lui manque la connaissance avait mis le doigt sur le problème (Osée 4.6).  Jésus les a donc enseignés afin d’arrêter l’errance.  C’est lui qui a dit « la vérité vous affranchira. » (Jean 8.32).

Aujourd’hui, nous sommes exposés au même problème que cette foule.  Si vous n’avez pas mis votre foi en Jésus à titre de Seigneur et Sauveur (Romains 10.9) vous êtes comme cette foule.  Lui seul est en mesure de nous mener aux vives eaux de la bonne nouvelle. 

Ne nous trompons pas, plusieurs soi-disant pasteurs chrétiens suivent le modèle des pasteurs d’Israël.  Ne cherchons pas à suivre un homme, un pasteur sans vie, qui n’est pas lui-même une fidèle brebis du Bon Berger qu’est Jésus.  Plusieurs recherchent le prestige d’une telle tâche sans y avoir été appelés.  Par conséquent, ils agissent comme des aveugles qui conduisent d’autres aveugles.  Un berger doit être celui qui désire le bien-être de son troupeau et qui prend plaisir à marcher dans les voies tracées par le Seigneur Jésus.  D’aucune manière il ne recherchera son propre avantage ou celui de ses amis.  Sa mission est celle de guider le troupeau du Seigneur vers la croissance spirituelle qui se trouve uniquement en Jésus-Christ.

Matthieu 9.37-38
La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.
Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers
dans sa moisson. Matthieu 9.37-38

Pour ceux qui l’on reçut, la suite nous concerne.  Après avoir vu la foule sans berger, il se tourna vers ses disciples en leur faisant connaître le besoin lorsqu’il leur dit « La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. » Et par la suite en leur donnant l’ordre de « Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. » (Matthieu 9.37-38).  Oui, il est vrai que Jésus est le souverain pasteur (1 Pierre 5.4), mais il est aussi de sa volonté que certains exercent le ministère de bergers (Éphésiens 4.11).  C’est pourquoi Jésus s’est tourné vers ceux qui marchaient avec Lui.  Ceux qui chaque jour recevaient de sa part son enseignement.  Ceux qui avaient une vie de prière active avec le Père, le maître de la moisson. 

Seuls les disciples de Christ peuvent prendre soin des âmes et voilà comment les reconnaitre, car ils suivent le modèle du maitre (Luc 6.40).  Le premier critère pour un pasteur est celui de faire paître le troupeau que le Seigneur lui a mis sous sa garde, de les nourrir et de les abreuver au moyen de la Parole de Dieu (1 Pierre 5.2).  Le pasteur connaît son troupeau et il est en mesure de prendre soin de chaque brebis (Actes 20.28 et Ezéchiel 34.12) tout comme Jésus connait ses brebis (Jean 10.14). 

Un véritable berger, à l’image du jeune David, n’hésitera pas à protéger son troupeau en se plaçant devant le danger (1 Samuel 17.34-35).  Son modèle, Christ n’a pas craint de donner sa vie pour ceux qu’il aime (Jean 10.11).  Il suivra les traces de Christ en mettant de côté son propre intérêt (Philippiens 2.5) afin de voir le peuple de Dieu grandir et s’affermir dans la foi. 

2 Timothée 2.2
Ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup
de témoins, confie-le à des hommes fidèles,
qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres.
2 Timothée 2.2

Un pasteur sérieux prendra le temps nécessaire pour assister les plus faibles de l’église, il ira à la recherche de la brebis égarée afin de lui porter secours (Luc 15.4-6).  Il agira dans l’église à titre de surveillant et non pas comme un patron d’entreprise.  Il prendra également le temps de former des disciples qui seront par la suite en mesure d’en former d’autres (2 Timothée 2.2) afin que des âmes puissent passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Son désir est de voir l’oeuvre de Dieu s’accomplir dans la vie de son prochain.  Son désir sera de voir Christ agir dans la vie de chacun de ceux que le Seigneur lui a confiés.

Lorsque le Seigneur demande à ses disciples de prier pour des ouvriers dans sa moisson, ce sont à des personnes qui suivront son exemple auquel il fait référence.  Plusieurs d’entre eux n’auront jamais de reconnaissance ou de titre, mais, ils en accompliront la tâche et le Seigneur leur en sera reconnaissant.   Leur ministère a une portée éternelle.

Sylvain Bigras

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3 Comments

    • Merci de votre commentaire. Heureux que vous ayez apprécié cette réflexion sur le besoin de bergers. Sujet toujours d’actualité.

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