À table avec Jésus

Apocalypse 3.20
Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Apocalypse 3.20


Combien il est plaisant et réconfortant de prendre un repas avec des gens que nous aimons! Il est commun de prendre un repas avec nos proches, que ce soit les membres de la famille ou avec notre cercle d’amis. Lors de tels événements, nous avons le privilège d’apprendre à mieux connaître ceux avec qui nous prenons le repas. La table à manger est l’endroit le plus propice pour faire des confidences, des partages, de se réconforter et bien plus encore…

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C’est le genre de relation que Jésus désire avoir avec chacun de ses disciples, et cela, d’une manière individuelle et personnelle. Il est vrai qu’une grande partie de la vie chrétienne se vit en communion avec d’autres croyants, mais si nous n’avons pas cette intimité avec Christ, le reste n’est que de la religiosité vide de sens.

Dans notre lecture du Nouveau Testament, nous retrouvons à plusieurs reprises Jésus partageant un repas. Nous conviendrons que lors des multiplications des pains et des poissons, il n’y avait pas grand place pour l’intimité. Mais dans les autres repas que Jésus prenait, nous retrouvons à plusieurs reprises un témoignage d’intimité et de confiance, c’était des occasions propices à la confidence.

Jean 12.1-3
Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité
des morts. Là, on lui fit un souper ; Marthe servait,
9iet Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.
Marie, ayant pris une livre d’un parfum
de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus… Jean 12.1-3

Six jours avant la dernière Pâque de Jésus sur terre, il y eut un repas dans la maison de Béthanie organisé en son honneur. À ses côtés se trouvait Lazare, celui que Jésus venait de ressusciter. Ils étaient tous deux à la même table. Avoir été ramené à la vie grâce à Jésus est déjà une chose des plus extraordinaires, mais de plus, le voilà en pleine communion avec son Sauveur. Marthe sa soeur s’assurait du service. Et finalement, Marie arriva avec du parfum de grand prix qu’elle répandit aux pieds du Seigneur (Jn 12 1-3). La famille de Béthanie vécut une réelle communion avec le Seigneur et nous permet par la même occasion de voir trois éléments de notre relation avec lui. Avec Lazare, nous retrouvons la communion avec notre Seigneur, Marie démontre par ses multiples attentions le service envers Jésus et par le fait même envers ceux qui sont en communion avec lui et, finalement, Marie nous illustre que par notre communion nous devons avoir la révérence envers le Seigneur par l’expression de notre adoration envers Lui.

Après la résurrection de Jésus, nous retrouvons les onze disciples qui, sous l’influence Pierre, avaient choisi d’aller à la pêche sur la mer de Tibériade. Jésus se fit voir à eux et les invita à prendre un repas que lui-même avait préparé sur le feu, au menu se trouvait du pain et du poisson. Ce fut à la suite de ce repas que Jésus redressa Pierre, qui l’avait renié par trois fois, en l’appelant à le servir et à prendre soin de son troupeau. C’est dans le cadre d’une chaleureuse discussion que Pierre a été affermi par le Seigneur. De là, tout était en place pour la Pentecôte et la proclamation de l’Évangile par les onze.

Nous pourrions croire que l’idée de prendre un repas avec le Seigneur et de jouir de sa présence ne fut réservée que pour ceux de l’époque de sa marche sur la terre. Cela est faux! Nous le remarquons dans la dernière lettre écrite aux sept églises de l’Apocalypse. Laodicée est décrite comme étant l’église tiède que le Seigneur vomira de sa bouche. Aux membres de cette église, le Seigneur, qui se retrouve à l’extérieur de l’église, invite individuellement chacun d’eux en leur disant « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Ap. 3.20). Le repas démontrant la proximité de la communion que Jésus désire partager avec ses disciples. Cette invitation nous est également adressée à nous aujourd’hui. L’avons-nous acceptée?

Finalement, le plus grand des événements auxquels nous participerons à titre d’enfant de Dieu sera les noces de l’agneau. L’église entière sera l’épouse de l’agneau, notre Sauveur et Seigneur. Ce sera la plus grande des réjouissances, où finalement nous nous retrouverons dans sa présence, nous contemplerons sa gloire éternelle. « Heureux ceux qui sont appelés au banquet des noces de l’Agneau » (Ap. 19.9). Ceux qui composeront l’épouse seront ceux qui auront été membres de l’église de Jésus, ceux qui auront été de véritables disciples du Seigneur. Es-tu de ceux qui auront part aux noces de l’agneau?

Luc 19.5-6
Lorsque Jésus fut arrivé … il leva les yeux et lui dit :
Zachée, hâte-toi de descendre ; car il faut
que je demeure aujourd’hui dans ta maison.
Zachée se hâta de descendre, et le reçut avec joie.
Luc 19.5-6

Il nous faut tous vivre cette rencontre intime avec le Seigneur.  Luc dans son évangile nous raconte la rencontre entre le petit Zachée qui désirait voir Jésus à tel point qu’il monta dans un arbre, car la foule lui cachait la vue.  En passant, Jésus leva les yeux et s’adressa à Zachée en lui disant « hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison. »  Le petit homme se hâta de le recevoir et le reçu avec joie.  Cette rencontre transforma sa vie.  Zachée était collecteur d’impôt et il était connu comme étant un pécheur.  Il s’engagea devant le Seigneur en affirmant « Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple. »  Son cœur venait de changer…  (Luc 19.6-10).

Jésus a dit à Zachée qu’il devait demeurer aujourd’hui dans sa maison… Jésus habite-t-il dans ta maison ?  Pour que le salut s’opère, il faut le recevoir.  Il faut prendre le temps de se laisser enseigner par Lui car c’est uniquement par son nom que nous pouvons être sauvés.  Pierre a témoigné publiquement en affirmant « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4.12).  Nous devons venir à Lui, décharger à ses pieds nos fardeaux et apprendre de Lui (Matthieu 11.28-29). 

Être à la Table du Seigneur, c’est bénéficier de sa sagesse unique, d’avoir le plus grand des conseillés, c’est de Jésus que parlait le prophète Ésaïe lorsqu’il disait « on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » Esaïe 9.5).  Nous avons tous les avantages à être en sa présence.

Sylvain Bigras

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