Survol des cantiques des degrés

Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste. Hébreux 12.22

Les Cantiques des degrés sont une série de 15 psaumes que l’on retrouve à partir du psaume 120 jusqu’au 134.  Ils ont été nommés ainsi, car ils étaient utilisés par les pèlerins juifs qui trois fois par années devaient se rendre à Jérusalem pour célébrer l’une des trois fêtes majeures de L’Éternel en accord avec l’ordonnance de Dieu dans le livre d’Exode (Ex. 23.17-24 et Ex. 34.23-24).

 Ils sont chacun d’entre eux une leçon pour nous chrétiens, car l’Écriture nous enseigne que nous sommes des pèlerins de passage sur cette terre (1 Pierre 2.11) qui se dirigent vers non pas la ville de Jérusalem, mais la Jérusalem céleste (Hé 12.22-24), là où Jésus nous prépare une place (Jean 12.1).  Les Cantiques des degrés dans un tel contexte prennent tout leur sens et sont prophétiquement un éclairage réconfortant de notre marche ici-bas.  Nous devons avoir les yeux fixés vers notre destination avec le désir sincère de nous approcher de notre si grand Seigneur.

Chacun de ces psaumes peut être considéré comme étant une étape dans la progression de notre divin voyage.  Le premier, le psaume 120, débute avec une prise de conscience du fait que nous vivons dans un monde pécheur et il démontre notre besoin de nous approcher de Dieu.  Le psaume commence par le témoignage que Dieu répond à la prière.  Nous y voyons l’importance de rechercher la vérité et la paix bien que nous soyons en milieu hostile et ennemi. Le monde qui nous entoure n’aspire pas aux choses qui plaisent à Dieu et ils ne connaissent pas la volonté de Dieu.  Ce psaume souligne que nous devons nous approcher de Dieu, c’est Lui seul, comme le disait Jésus qui nous offre la véritable paix (Jean 14.27).

Psaume 121.1-2

Le deuxième cantique des degrés est le bien connu psaume 121.  Le pèlerin qui est au début de son voyage considère la route, il y voit les montagnes qui doivent être parcourues et il prend conscience des dangers qui le guettent sur la route.  Son regard s’élève plus haut que les montagnes et il voit l’ensemble de la création de Dieu et il retrouve l’assurance qu’aucun danger ne saura l’empêcher d’avancer, car il est sous la garde du Dieu créateur qui veille continuellement sur lui sans arrêt.

Bien que les deux premiers psaumes témoignent d’une prise de conscience personnelle.  La marche vers Jérusalem ne doit pas se faire seule. C’est avec d’autres pèlerins qui partagent le même désir de célébrer Dieu qu’il se retrouve joyeux allant vers Jérusalem dans le psaume 122.  Ensemble, il s’encourage en route pour aller louer le nom de l’Éternel (Ps 122.1). 

Le psaume 123 souligne pour sa part que les pèlerins goûtent finalement ce qui leur a tant manqué dans le psaume 120.  Ils se savent rejetés par le monde qui les méprisait et qui se moquait d’eux.  Ils fixent alors les regards vers leur Créateur qui leur apportera la délivrance. 

L’histoire d’Israël est remplie d’égarements.  À maintes reprises, ils ont choisi de s’éloigner du droit chemin, loin de Dieu.  Les voyageurs ayant le souvenir des nombreux détours de leur peuple s’encouragent mutuellement à garder en mémoire la bonté de Dieu qui leur a accordé sa grâce et qui est demeurée leur secours.  Le Psaume 124 est un rappel de notre fragilité, mais que Dieu est pour nous.  Les pèlerins voient la main divine agir dans leurs vies.  Dieu est au contrôle même dans l’épreuve!

Le Psaume 125 démontre l’importance de se confier dans l’Éternel.  Le fait de mettre en Lui notre confiance nous rend solides et inébranlables tout comme la montagne de Sion qui est affermie à toujours par Dieu (Ps 125.1). Les méchants peuvent avoir l’apparence de dominé, mais l’Éternel va répandre ses bienfaits sur ceux qui sont bons et qui ont le cœur droit (Ps. 125.4).

Ceux qui sèment avec larmes moissonneront dans la joie.
Psaume 126.5

Avec le psaume 126 arrive le temps de regarder la route parcourue avec le Seigneur.  Cela nous permet de voir comment Dieu agit pour nous mettre en sécurité. Cela nous donne de l’assurance à savoir que sa justice sera accomplie.  Oui, il a des temps d’épreuves et de défis, mais celui qui sème avec larmes récoltera avec joie (Ps. 126.5).

La route du pèlerin se poursuit avec le psaume 127 qui nous rappelle qu’il faut laisser le Seigneur agir.  Si l’Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain (Ps. 127.1).  Vivre sans Dieu n’est que vanité.  Les obstacles sur le parcourt du pèlerin risque de lui faire perdre sa destination et la raison pour laquelle il a pris la route.  Notre attention peut si facilement être distraite…

Marcher dans les voies de Dieu et dans la crainte de l’Éternel fait en sorte que les pèlerins que nous sommes soit heureux.  C’est ce que nous voyons dans le psaume 128.  Vivant en communion avec Dieu nous pouvons apprécier tout ce qui composent sa vie, son travail, son épouse et ses enfants.  C’est ainsi que Dieu béni celui qui se confie en Lui.

Plus nous avançons vers la Jérusalem céleste, plus nous ressentons l’affranchissement.  Oui, nous avons été victimes de moquerie, de persécution, mais avec le Seigneur nous sommes devenus des vainqueurs.  Le psaume 129 insiste pour nous faire comprendre que c’est l’Éternel qui a brisé les liens qui nous gardaient captifs sous le joug de l’ennemi.  Jésus est celui qui est venu proclamer aux captifs la délivrance (Luc 4.18).

Les cantiques des degrés comme tout dans ce que la Parole de Dieu enseignent les choses telles qu’elles le sont.  Dieu n’a pas embelli l’histoire et il dépeint la réalité.  Il arrive que les pèlerins s’égarent en prenant le mauvais chemin, ils se sont mis dans le trouble et se retrouve dans un abîme.  Cela nous arrive également.  Une seule chose à faire.  Implorer le pardon de Dieu et s’attendre à son secours.  Le Psaume 130 nous invite dans une telle situation à mettre notre foi en Dieu qui nous accordera son pardon (Ps 130.3-4). 

Le Psaume 131 nous fait prendre conscience que la croissance chrétienne développe en nous l’humilité et le contentement.  La confiance que nous avons en Dieu fait que nous soyons calmes tel un enfant aimé et comblé par sa mère.

Avec le psaume 132, nous nous retrouvons à la porte de Jérusalem. C’est l’endroit que l’Éternel a désiré pour être son lieu de repos.  C’est là qu’il a désiré habité (Ps 132.14).

Finalement, nous arrivons aux deux derniers cantiques des degrés.  Tous deux débutent avec une exclamation « Ah ».  Le psaume 133 souligne la communion entre les pèlerins unis ensemble sous la direction de l’Esprit saint.  Qu’il est doux et agréable pour des frères de demeurer ensemble (Ps 133.1) là où le Seigneur envoie sa bénédiction sur la montagne de Sion, la Jérusalem céleste.

Le dernier psaume est l’aboutissement du pèlerinage, il nous a menés dans le sanctuaire céleste de l’Éternel, le lieu où nous pourrons contempler sa gloire.  Ensemble, tous les pèlerins élèveront leurs mains pour bénir l’Éternel. 

Notons pour conclure, que nous chrétien sommes en esprit déjà assis dans les lieux célestes et que nous avons le libre accès à la présence de Dieu.  Oui, notre espérance est celle d’être en personne dans la maison de Dieu, mais aujourd’hui même, nous avons la liberté de nous présenter en sa présence pour l’adorer et lui faire connaitre nos besoins par le moyen de la foi en Jésus-Christ. 

Les cantiques des degrés sont l’image de ce que nous vivons ici-bas.  Ils se veulent pratiques et honnêtes.  Nous devons retrouver par leur lecture un encouragement à persévérer vers la sanctification et exercer l’humilité et recourir à la grâce de Dieu.

  Sylvain Bigras

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