par Marv et David Rosenthal, 31 janvier 2025
Dans le cadre de la série d’articles ayant pour grand titre Enlèvement et colère : prêts ou non ?, nous nous concentrons sur la séquence et la chronologie des événements qui se produiront au cours d’une période à venir, connue dans les Écritures sous l’appellation « la soixante-dixième semaine », telle que décrite brièvement au chapitre 9 du livre de Daniel. Bien que les appellations communes de la période en question, soit « la tribulation » et « les sept ans de tribulation », puissent vous être familières, et qu’elles soient largement utilisées, elles restent bibliquement incorrectes, en plus de constituer l’une des raisons qui explique tant de confusion et de conflits au sein de l’Église, quant à la compréhension du moment de la montée de l’Antichrist, de l’enlèvement des croyants et de la colère de Dieu. Nous explorerons plus en détails ces sujets au cours de cette série.




Comme chrétiens, nous devrions vivre dans l’espérance que la seconde venue de Christ puisse se produire au cours de notre vie. Au moment où Dieu mettra fin à l’ère actuelle, il punira le monde pour sa méchanceté et il introduira une nouvelle ère, soit son royaume millénaire terrestre, sur lequel il régnera physiquement à partir de Jérusalem. La Terre jouira alors d’une paix, d’une justice et d’une gloire inégalées, telles que décrites au chapitre 11 du livre du prophète Ésaïe.
Mais avant de prendre place sur le trône d’Israël, place à laquelle il a pleinement droit, il s’écoulera une période culminante de sept ans, au cours de laquelle méchanceté débridée, tromperie satanique et destruction cataclysmique dévasteront une grande partie de la Terre. Et lorsque la puanteur de l’impiété humaine aura atteint sa limite et aura provoqué la fureur de la colère de Dieu, le jugement divin frappera du ciel pour purifier la Terre de tout ce qui l’aura souillée.
L’identification de la période de sept ans à venir
Ceci dit, comment savons-nous que l’humanité se dirige vers une série culminante d’événements, étalés sur sept ans, et non cinq, huit, dix ans ou même plus ? On trouve la réponse dans l’Ancien Testament, et en particulier au livre de Daniel. En effet, c’est là que nous trouvons le cadre chronologique crucial à la compréhension de cette période significative de l’histoire.
Alors que, pour Daniel et le peuple juif la captivité à Babylone tirait à sa fin, le prophète bien-aimé de Dieu a demandé à l’Éternel de lui accorder de comprendre ce qu’il adviendrait de son peuple dans la suite des choses. La réponse divine lui est parvenue dans le cadre d’une vision angélique, alors que l’ange Gabriel a dit à Daniel (Daniel 9. 24) :
Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte, pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés, pour expier l’iniquité et amener la justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints.
Ces soixante-dix semaines représentent 490 ans, c’est-à-dire soixante-dix fois sept ans. Au fond, l’ange Gabriel a informé Daniel que Dieu restaurerait Son peuple, punirait le mal, introniserait Jésus-Christ comme roi de la Terre, et mènerait l’histoire à son terme de façon appropriée, tout cela sur une période de 490 ans.
À première vue, le scénario semblait très peu plausible. Toutefois, au verset suivant, il a été révélé à Daniel ce qui constituerait le point de départ crucial de cette prophétie. Ainsi, le commencement du décompte des 490 ans coïnciderait avec l’annonce (un décret) autorisant la reconstruction de Jérusalem. Nous savons que cette proclamation historique est venue de la bouche du roi perse Artaxerxes Longimanus, en l’an 445 av. J.-C. (Néhémie 2. 1-8). C’est à ce moment-là que le roi Artaxerxes a accordé aux Juifs la permission de rebâtir les murs de Jérusalem.
Daniel 9, verset 26, renferme une autre information cruciale. En effet, Daniel est informé que le Messie serait retranché après 69 semaines d’années, soit 483 ans. En d’autres mots, les 483 premières années de la prophétie de Daniel se termineraient avec la mort de Jésus sur la croix du Calvaire.
Mais voilà que cela donne lieu à une question importante qui doit être résolue : Si la prophétie de Daniel compte 490 ans, et si 483 ans de la prophétie se sont terminés au moment de la crucifixion de notre Seigneur, qu’advient-il des sept ans qui restent ? De toute évidence, ils ne se sont pas écoulés immédiatement après la crucifixion de Christ. Quel est la réponse alors ? Les sept dernières années de la vision prophétique de Daniel 9 sont encore à venir.
Aujourd’hui, nous vivons entre les 69e et 70e semaines de la prophétie de Daniel, « espace-temps » connu bibliquement comme le temps des Gentils (Luc 21. 24) ; nous connaissons aussi aujourd’hui cet « espace-temps » comme l’âge ou l’ère de l’Église. Indubitablement, les prophètes de l’Ancien Testament n’avaient aucune idée qu’une longue période de temps s’écoulerait avant l’accomplissement final de leurs prophéties. Néanmoins, ils ont compris qu’il y aurait bien une période culminante finale aux derniers jours, au moment où Dieu jugerait le mal et se justifierait devant toutes les nations.
Sept ans et l’importance du timing
Pour réitérer de nouveau, cette période de sept ans est communément appelée, bien qu’erronément, « la tribulation » ou « les sept ans de tribulation ». Ces appellations ont été surimposées sur la soixante-dixième semaine du livre de Daniel, sans aucune justification, et il s’agit de beaucoup plus qu’une simple question de sémantique. En tant qu’étudiant des Écritures, si vous considérez les sept ans comme un temps de « tribulation » décrété par Dieu, il en faut peu pour dire que les sept ans constituent le temps de la « colère de Dieu ».
Un tel raisonnement revêt une importance critique à la lumière de ce que l’apôtre Paul a enseigné aux Thessaloniciens (1 Thessaloniciens 5. 9), enseignement qui confirme que les croyants ne sont pas destinés à la colère. En d’autres mots, Paul a dit aux croyants que Dieu ne les laissera pas sur la Terre au moment où se déchaînera sa fureur ; ils seront enlevés avant que cette fureur rugisse.
L’enseignement de Paul est clair : l’Église (les croyants) sera absente de la Terre pendant quelque partie que ce soit de la colère de Dieu, et ce point ne laisse aucune place au désaccord. Cependant, si vous assumez que la colère de Dieu couvre l’entièreté de la soi-disant période de « tribulation », vous serez contraint de conclure que l’Église sera enlevée pré-tribulation, c’est-à-dire avant le début des sept ans de « tribulation ».
Inversement, si la colère de Dieu ne commence qu’après une période assez longue à l’intérieur des sept ans, et que sa durée est considérablement moindre que sept ans, alors, nous devons sonder les Écritures afin de déterminer le moment où commencera le déferlement de cette colère et sa durée. C’est là la question clé relativement à la compréhension du moment de l’enlèvement de l’Église et de la seconde venue de Christ. La question que tout croyant doit se poser, c’est : « Si l’Église n’est pas destinée à la colère de Dieu, alors quand le déferlement de cette colère commencera-t-il ? »
De nouveau, nous ne pouvons assez insister sur l’importance pour les croyants d’avoir une compréhension claire des Écritures concernant ce temps à venir. La Parole de Dieu enseigne que les croyants entreront dans la soixante-dixième semaine de Daniel, qu’ils seront présents lorsque l’Antichrist (la Bête) va se présenter, qu’ils souffriront la persécution et qu’ils seront enlevés par Dieu avant qu’il déverse sa colère sur la Terre.
Au moment actuel de l’histoire, il y a urgence en la demeure, mais la majorité des chrétiens en Occident sont insensibles au danger qui les guette. S’ils pensent être enlevés avant que la situation devienne vraiment difficile, ils ne seront pas prêts comme ils devraient l’être, comme l’est le soldat bien entraîné qui sait qu’il pourrait être appelé au front.
De plus, la prise de conscience du fait que l’Église fera face à l’Antichrist, et qu’elle endurera une portion significative de la soixante-dixième semaine de Daniel, aura un impact considérable sur la façon de vivre.
Dans le cas de la plupart des croyants, leur vie est centrée sur des enjeux quotidiens, tels que la gestion des finances, l’amélioration des relations maritales, l’atteinte d’objectifs de carrière, l’éducation des enfants et, évidemment, la planification en vue de la retraite. Toutes ces choses sont très importantes évidemment, mais si vous saisissez que vous et votre famille pourriez faire partie de la génération finale de croyants qui fera face aux difficultés associées à la période de sept ans à venir (centrées sur Israël en premier lieu), vous prêterez beaucoup plus attention et ferez preuve de plus de discernement lorsque commenceront des événements de portée mondiale au Moyen-Orient.
Malheureusement, de nombreux chrétiens ne manifestent aucun intérêt pour le peuple de l’alliance divine, Israël. Conséquemment, ils ne bénéficient pas d’un très fort lot de connaissances et de compréhension prophétiques que Dieu dispense dans sa Parole, connaissances et compréhension inestimables à l’heure actuelle de l’histoire. La terre d’Israël, et le peuple juif, ont été et se retrouveront au cœur de l’épicentre du plan prophétique de Dieu, en particulier au moment où il se déploiera dans les jours à venir.
L’actualité nous propulse à grande vitesse vers les derniers jours. Celui ou celle qui désire comprendre la séquence et l’échéance générale du plan prophétique de Dieu doit répondre aux questions suivantes : « Quand la colère de Dieu frappera-t-elle ? Au commencement de la soixante-dixième semaine ou à l’intérieur des sept ans ? » Dès lors que le moment où le déferlement de la colère de Dieu commencera aura été établi, selon les Écritures bien sûr, les autres pièces du puzzle prophétique tomberont en place pour celui ou celle qui cherche.
Ce qui suit constitue une chronologie des événements des temps de la fin, tels que décrits dans le livre de l’Apocalypse.
Le trône dans le ciel
Au chapitre 4 de l’Apocalypse, une trompette appelle l’apôtre Jean à monter au ciel. De cette position avantageuse, il voit un trône sur lequel Dieu le Père est assis. L’apôtre est alors témoin de scènes, de couleurs et de sons, sans oublier la présence de légions d’anges de haut rang. Celui qui est assis sur le trône est déclaré « saint, saint, saint », proclamation triple qui met l’accent sur le caractère superlatif de sa sainteté. Il est aussi dit de celui qui est assis sur le trône qu’il est « le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient », ajoutant de ce fait l’omnipotence et la substance éternelle de sa personne à sa sainteté.
Les vingt-quatre anciens (ou vieillards dans certaines versions) qui entourent cet incroyable trône adorent en disant : « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées » (Apocalypse 4. 11). Le point est le suivant : Parce que Dieu le Père a créé la Terre et toutes choses pour son bon plaisir, et parce qu’il est saint, omnipotent et éternel, il a le droit et la puissance pour mener la Terre et tout ce qu’elle contient vers la consommation qu’il a déterminée. Cette vérité constitue la première de deux plates-formes doctrinales de base sur lesquelles est fondée la bonne compréhension du livre de l’Apocalypse et du calendrier des événements des temps de la fin.
Le rouleau du livre dans la main droite de Dieu
On trouve la deuxième plate-forme au chapitre 5, au moment où Jean écrit à ses lecteurs qu’il a vu un livre (littéralement un rouleau) dans la main droite de Dieu le Père, celui qui est assis sur le trône. Le rouleau était écrit en dedans et au dehors, et il était scellé de sept sceaux. Un rouleau scellé était chose commune jadis dans le cas de documents anciens importants ; il pouvait être scellé d’un, de deux et même de trois sceaux. En contraste, c’était chose très rare de trouver un rouleau scellé de sept sceaux!
Chaque sceau avait l’apparence combinée d’une ficelle qui entourait l’extérieur du rouleau, sur laquelle on pressait de l’argile, à la fois sur la ficelle et sur le rouleau, mais avant que l’argile durcisse, un bref message était écrit ou gravé dans l’argile-même. Une fois le sceau brisé, le remettre en place pour camoufler une intrusion tenait vraiment de l’impossible.
Les sept sceaux étaient tous à l’extérieur du rouleau. Par conséquent, ils devaient tous être brisés pour révéler ce qui y était écrit ; c’était du tout ou rien. Rien du rouleau ne pouvait être ouvert jusqu’à ce que les sept sceaux soient brisés. Au sujet du rouleau que Jean a vu, un ange puissant a proclamé à haute voix : « Qui est digne [qui a le droit ou l’autorité] d’ouvrir le livre, et d’en rompre les sceaux ? » (Apocalypse 5. 2).
Des recherches universelles sont menées afin de trouver un homme qui se qualifierait ; elles le sont dans le ciel, sur la Terre et sous la Terre, mais personne n’est trouvé digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux. En réaction à l’insuccès des recherches, Jean s’est mis à pleurer de façon incontrôlée, pleinement conscient que le rouleau cachait les droits de propriété de la planète Terre, et si le rouleau ne pouvait être ouvert, en en brisant les sceaux, tout était perdu.
Soudain, de façon inattendue, un ange puissant reprend doucement Jean en lui disant : « Ne pleure point ! » ou littéralement « Arrête de pleurer ! », parce que : « Le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sceaux » (Apocalypse 5. 5). Au moment du plus grand besoin de l’humanité, Israël et la descendance de David sont appelés à fournir de l’aide au monde.
À nouveau, Jean a contemplé le trône dans le ciel, mais cette fois, il a remarqué quelque chose qui avait échappé à son attention. Il a dit et écrit : « Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un Agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés sur toute la terre » (Apocalypse 5. 6).
Le rachat par un parent proche
Seul l’Agneau a été trouvé digne de prendre le rouleau du livre et d’en rompre les sceaux, parce qu’il a été immolé et nous a rachetés pour Dieu par son sang. Conséquemment, il régnera sur la Terre (Apocalypse 5. 9, 10). L’Agneau, le Seigneur Jésus-Christ, dans la plénitude des temps, s’est fait homme pour devenir notre proche parent.
L’homme a été créé pour être roi de la Terre, et uniquement un homme innocent et sans péché, n’ayant pas besoin de rachat pour lui-même, pouvait racheter l’héritage perdu de l’homme. Jésus est digne d’ouvrir le livre, parce qu’il nous a rachetés pour Dieu par son sang. En réponse, la chorale céleste exprime, sans retenue :
L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange. Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : À celui qui est assis sur le trône [Dieu le Père], et à l’Agneau [Dieu le Fils], soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles. — Apocalypse 5. 12, 13.
Le premier fondement qui permet de comprendre le livre de l’Apocalypse et les événements des temps de la fin, c’est celui du fait que Dieu le Père doit recevoir les bénédictions, l’honneur et la gloire, parce qu’il a créé la Terre et tout ce qu’elle contient. Le deuxième fondement, c’est que le Fils mérite pleinement les mêmes honneurs, parce qu’il a racheté une création déchue.
Dans l’Israël ancien, un homme reconnu comme un « goël » (un parent proche en mesure de racheter) pouvait racheter l’héritage perdu par un membre de famille. Le terme hébreux « goël » porte le sens de « rédempteur » ou de « libérateur ». Le « goël » devait satisfaire trois critères. Premièrement, il devait être de la famille. Deuxièmement, il devait être prêt à racheter (certains « goëls » ne l’étaient pas). Troisièmement, il devait être capable de payer le prix de rachat. En premier lieu, Jésus s’est fait homme pour devenir celui qui pouvait nous racheter. En deuxième lieu, Jésus était prêt à le faire. Et en troisième lieu, il pouvait payer le prix de notre rédemption à l’aide de son propre sang. Nous n’avons pas été rachetés par des choses périssables comme l’argent et l’or (1 Pierre 1. 18).
Dans certains cas, le « goël » devait s’acquitter d’une responsabilité supplémentaire. En effet, il arrivait parfois que des squatters doivent être chassés de l’héritage par la force. Lorsque Jésus, comme parent proche capable de racheter, commence à briser les sceaux pour révéler le contenu du rouleau, il met en branle le processus qui se poursuivra tout au long du livre de l’Apocalypse, soit celui de chasser les squatters du pays : des hommes méchants, des nations corrompues, des fausses religions, l’Antichrist, le faux prophète et Satan lui-même. Tout cela se passera pendant le jour de l’Éternel (soit le jour de la colère de Dieu). Une fois le travail terminé, il introduira un âge d’or sur la Terre.
La rupture des sceaux
En Apocalypse 6, Jésus, le parent proche qui peut racheter, commence à rompre les sceaux qui scellent le rouleau du livre. La rupture des quatre premiers sceaux permet à quatre chevaux montés de cavaliers, l’un à la suite de l’autre, de galoper sur la Terre. En séquence, ils représentent de faux christs, des guerres, des famines et une augmentation du nombre de morts à la suite de pestilences. Ces quatre cavaliers montés sur des chevaux entament leur promenade sur la Terre au cours de la première moitié (3,5 ans) de la soixante-dixième semaine de Daniel. La rupture du cinquième sceau signale le début de la « grande tribulation », aussi connue sous l’expression « le temps de détresse pour Jacob » (Jérémie 30. 7) ; nous sommes au milieu de la soixante-dixième semaine. (Note : l’expression « grande tribulation » est bien scripturaire, mais elle n’est jamais utilisée pour décrire l’entièreté de la période de sept ans.)
Contrairement à l’enseignement populaire, après avoir commencé au milieu de la semaine, la grande tribulation ne perdure pas jusqu’à la fin des sept ans ; elle est amputée ou abrégée avant la fin de la semaine, par la rupture du sixième sceau qui initie les perturbations cosmiques.
Au moment de la rupture du sixième sceau, le soleil deviendra noir, la lune ne donnera plus sa lumière et les étoiles tomberont du ciel. Les perturbations cosmiques constituent des indices clairs que le jour de l’Éternel (le temps de la colère de Dieu) est sur le point de commencer. Ce jour marquera l’intervention directe de Dieu en jugement sur la Terre, alors qu’il va la purifier de tout ce qui l’a souillée depuis la chute de l’homme dans le jardin d’Éden.
Les six sceaux d’Apocalypse 6 sont en parallèle direct avec l’enseignement du Seigneur Jésus sur le mont des Oliviers, au sujet de sa seconde venue, incluant les faux christs, les guerres, les famines et la mort des suites de pestilences (Matthieu 24. 3-8), la grande tribulation (Matthieu 24. 9-22) et les perturbations cosmiques (Matthieu 24. 29, 30).
C’EST À CE MOMENT-LÀ QUE L’ENLÈVEMENT DE L’ÉGLISE AURA LIEU, PARCE QUE L’ÉGLISE N’EST PAS DESTINÉE À LA COLÈRE DE DIEU (MATTHIEU 24. 31). PAR CONSÉQUENT, L’ENLÈVEMENT DE L’ÉGLISE SE PRODUIT AU MOMENT DE LA RUPTURE DU SIXIÈME SCEAU, JUSTE AVANT LE DÉFERLEMENT DE LA COLÈRE DE DIEU SUR UN MONDE MÉCHANT.
Qu’en est-il du septième sceau ?
Il serait raisonnable d’assumer que le septième sceau doit nécessairement constituer le thème central du chapitre 7, mais il en est absent. Six sceaux ont été brisés en séquence au chapitre 6, mais aucune mention du septième sceau au chapitre 7. Le chapitre s’ouvre plutôt sur un ordre urgent donné à quatre êtres angéliques qui s’apprêtaient à faire du mal à la Terre, les enjoignant de s’abstenir d’agir pour un temps :
Après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre ; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu’il ne souffle point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant ; il cria d’une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, et il dit : Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. — Apocalypse 7. 1-3
Le sixième sceau, celui des perturbations cosmiques, annonce que la colère de Dieu est venue ; elle est sur le point de déferler. (D’ailleurs, de nombreux passages de l’Ancien Testament relient clairement des perturbations cosmiques à la colère imminente au jour du Seigneur.) Toutefois, deux événements doivent se produire avant que la colère de Dieu déferle. Tout d’abord, 144 000 Juifs, 12 000 de chacune des 12 tribus d’Israël, doivent être scellés d’un sceau qui les protégera tout au long du déferlement de la colère de Dieu. Ensuite, l’Église (les croyants), non destinée à la colère de Dieu, sera enlevée. Ces croyants enlevés composent une grande multitude que personne ne peut compter, issus de toutes les nations ; en provenance de la grande tribulation, ils sont maintenant dans le ciel, revêtus de robes blanches, tenant des palmes dans leurs mains, et disant : « Le salut est à notre Dieu… et à l’Agneau » (Apocalypse 7. 9-17).
Le silence dans le ciel
Le chapitre 8 de l’Apocalypse s’ouvre sur ces paroles : « Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ une demi-heure » (Apocalypse 8. 1). N’est-ce pas que ce silence est étrange ? Quelle pourrait en être la cause ? Nous trouvons la réponse dans un texte obscur de l’Ancien Testament : « Silence devant le Seigneur, l’Éternel ! Car le jour de l’Éternel est proche, car l’Éternel a préparé le sacrifice, il a choisi ses conviés » (Sophonie 1. 7).
La colère de Dieu à l’endroit de la Terre, qui commence avec la rupture du septième sceau, sera tellement dévastatrice qu’elle sera précédée d’un silence juste avant son déclenchement mémorable. Ceux qui garderont le silence pourraient inclure des êtres angéliques, mais l’Église gardera aussi le silence, elle qui aura été enlevée tout juste avant au chapitre 7, et à laquelle il est fait référence au chapitre 8, où elle est trouvée en prière. La prière n’est pas à l’intention d’une humanité méchante ; il s’agit d’une prière de révérence envers Dieu qui, dans le cadre du jugement final de la Terre, va revendiquer ses droits par tout l’univers (Apocalypse 8. 2-6).
Lorsque le septième sceau est brisé, les jugements des trompettes commencent à être appliqués à la Terre. C’est ce septième sceau qui introduit les sept trompettes, alors que de la septième trompette émergeront les sept coupes. Tous ces jugements font partie du travail de Dieu le Père et du parent proche, celui qui a droit de rachat pour chasser de la Terre les squatters et pour la purger de toutes les souillures du péché desquelles elle aura été souillée au fil des âges. Tout cela fera partie de l’œuvre d’un Dieu qui est saint, saint, saint, infini en puissance, et éternel en longévité.
Conclusion
Nous croyons fermement que l’Église (les croyants) sera présente sur la Terre au moment de la rupture des six premiers sceaux de la période future de sept ans, connue sous le nom de « soixante-dixième semaine de Daniel ». Pendant cette période de rupture des sceaux, de nombreux croyants seront sous le coup de persécutions intenses qui caractériseront la planète Terre, dont celles qui seront déclenchées par l’Antichrist ; certains croyants connaîtront le martyr (Daniel 7. 21 ; Apocalypse 13. 7). Toutefois, une compréhension correcte des Écritures permet d’affirmer clairement qu’il s’agira de la colère de l’homme (de Satan) contre les croyants, et certainement pas de la colère de Dieu. Les croyants fidèles qui perdront la vie au cours de la soixante-dixième semaine de Daniel seront immédiatement amenés dans la présence de Dieu.
Nous prions que cet article aura su vous procurer un aperçu de la chronologie de base des derniers sept ans de l’ère actuelle de l’histoire de l’humanité, et un aperçu en particulier de l’enlèvement pré-colère de l’Église. Nous avons écrit sans intention d’être accusatoires, ni de vouloir tirer des sonnettes d’alarmes non nécessaires, ou encore de nourrir un sentiment de peur au sein de l’Église. Des gens, bons et pieux, peuvent entretenir et entretiennent des points de vue différents en ce qui concerne le moment de l’enlèvement.
Nous espérons que cet article aura su établir un fondement solide qui permettra la compréhension des études qui suivront sur l’enlèvement pré-colère, la colère de Dieu et la seconde venue de notre glorieux Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ. La connaissance claire du plan souverain de Dieu quant à l’avenir devrait être la source d’une assurance tranquille qui repose sur la vérité qui dit que : « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4. 4).
Partie 2 : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des derniers jours
Version française de Rapture & Wrath: Ready or Not ?, autorisée par Zion’s Hope Ministries. Traduction française par www.letempsestcourt.org/


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