Je vis un autre ange puissant – Apocalypse 10

Cinquième partie
Cinquième partie

Enlèvement et colère – Cinquième partie

par Marvin Rosenthal et David Rosenthal, 11 août 2025

(Version française de Rapture and Wrath, Part 4: Silence in Heaven Before God Goes to War, autorisée par Zion’s Hope Ministries).

Information sans prix

Le chapitre 10 du livre de l’Apocalypse s’ouvre sur énoncé puissant, si bien que, n’étant pas prêts, le lecteur et la lectrice sont pris par surprise. C’est comme si le chapitre n’avait pas d’appartenance, telle une intrusion dans le texte qui en brise l’uniformité et la continuité. Toutefois, l’information qu’on trouve dans ce chapitre, au sujet de la venue de Christ et de la fin des âges, est sans prix pour les citoyens du ciel.

Au chapitre 8, l’apôtre Jean a vu sept anges à qui l’on a donné sept trompettes. Avec chaque son retentissant de chacune des trompettes, un jugement dévastateur du jour de l’Éternel a frappé la Terre. Les jugements accompagnateurs des six premières trompettes sont décrits aux chapitres 8 et 9.

Nous ne pouvons pas déterminer à quel moment débutera la séquence des jugements, ni le temps qui doit s’écouler entre les jugements associés à chacune des trompettes. Toutefois, une bonne compréhension de la séquence et de la chronologie du livre de l’Apocalypse suggère que les jugements des trompettes dureront entre douze et vingt-quatre mois, alors que la septième trompette signalera la fin de la soixante-dixième semaine de Daniel (les derniers sept ans de l’ère actuelle de l’histoire de l’humanité). L’impact des jugements des trompettes sur la Terre sera sans précédent, catastrophique et au-delà de toute compréhension humaine.

Cependant, la septième trompette ne sonne pas au début du chapitre 10, tel que nous l’anticiperions normalement ; nous avons plutôt droit à une intrusion dans la séquence des trompettes.

Plus tôt dans le livre de l’Apocalypse, nous avons eu droit à une situation analogue, soit entre la rupture du sixième et du septième sceaux. Après que le sixième sceau eut été brisé (Apocalypse 6. 12-17), Dieu a imposé une intrusion dans la séquence pour informer l’humanité concernant deux événements importants : (1) 144 000 Juifs devaient être scellés (7. 1-8) et (2) l’Église serait enlevée avant la rupture du septième sceau (7. 9-14).

Les 144 000 Juifs seraient scellés et protégés, afin de constituer les premiers fruits d’une multitude de gens qui seraient sauvés pendant le jour de l’Éternel et qui entreraient dans le royaume millénaire (1000 ans) (Apocalypse 7. 1-4 ; 14. 4). Dans le cas de l’Église enlevée, soit la grande multitude dans le ciel en Apocalypse 7. 9-17, Dieu a promis à ses fils et à ses filles qu’ils seraient exempts de sa colère (1 Thessaloniciens 1. 10 ; 5. 9). Par conséquent, ils seraient transportés dans la sphère céleste avant que la colère de Dieu frappe la Terre (1 Thessaloniciens 4. 16, 17).

L’ange puissant

Maintenant, Jean dirige son attention vers cette seconde intrusion, laquelle commence au chapitre 10, entre les sixième et septième trompettes, sur les mots suivants :

Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppée d’une nuée ; au-dessus de sa tête était l’arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu. — Apocalypse 10. 1

L’identité de cet ange a fait l’objet de longs débats. Certains érudits croient qu’il s’agit d’un être angélique, alors que d’autres croient que l’ange est une manifestation de Christ. Une majorité de commentateurs adoptent le deuxième point de vue, en insistant qu’il s’agit d’un être angélique puissant d’un rang élevé. En défense de ce point de vue, ils soulignent qu’il est dit de lui qu’il est « un autre ange puissant ».

Le terme « autre » (« allon » en grec) veut habituellement dire « un autre du même genre ». Par conséquent, ces commentateurs argumentent que cet ange, comme les autres, est une créature créée et qu’il ne peut être divin. Cependant, « allon » ne veut pas nécessairement dire « un autre du même genre ». Dans ce cas-ci, Jean peut simplement différencier cet ange des sept autres à qui l’ont a donné une trompette pour en sonner (Apocalypse 8. 2).

Cet ange a aussi juré :

Et l’ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel, et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et ce qui s’y trouve, et la terre et ce qui s’y trouve et la mer et ce qui s’y trouve, qu’il n’y aurait plus de délai.
Apocalypse 10. 5, 6

Ceux qui croient que cet ange puissant en est un de haut rang argumentent que ce serment serait inapproprié de la part de Jésus devant son Père céleste. Par contre, leur argument est nullement convaincant. Des théologiens ont depuis longtemps enseigné que le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont tous de la même substance (ou essence) mais distincts en subsistance (séparés l’un de l’autre).

De plus, chacun d’eux joue un rôle différent dans l’histoire de la rédemption. S’ils sont sur le même pied d’égalité et tous trois éternels, leurs fonctions sont distinctes. Le Père a planifié le salut, le Fils l’a acheté, et l’Esprit Saint l’a traité. Au sujet de Christ aux temps de la fin, l’apôtre Paul a écrit :

Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir réduit à l’impuissance toute domination, toute autorité et toute puissance.
1 Corinthiens 15. 24

Le Seigneur a fréquemment informé ses disciples du fait que, comme Fils de Dieu, il était subordonné à son Père, qu’il n’était pas venu pour faire sa volonté mais celle de son Père qui l’avait envoyé (Jean 6. 38, 39). Paul a enseigné qu’au moment où Christ prendra les rênes de la Terre, il offrira le royaume à son Père. C’est exactement ce qui transpire du serment de l’ange puissant qui a dit qu’il n’y aurait plus de délai. Au moment où retentira la septième trompette, Christ revêtira le manteau du Roi de la Terre.

Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles. Apocalypse 11. 15

Certains commentateurs suggèrent que cet ange puissant ne peut pas être Christ, parce que cela constituerait l’unique référence à Christ comme ange dans tout le livre de l’Apocalypse. Pour d’autres encore, l’ange puissant d’Apocalypse 10, verset 1, est le même ange puissant que celui d’Apocalypse 5, verset 2.

Dans les deux cas, il ne s’agit que de la spéculation. Parce qu’on ne trouve aucune autre référence dans le livre de l’Apocalypse à Christ comme un ange, cela n’exclut pas le fait qu’il soit « l’ange puissant » d’Apocalypse 10, verset 1. Et il n’existe aucune preuve exégétique qui permet de relier « l’ange puissant » d’Apocalypse 10, verset 1, à celui d’Apocalypse 5, verset 2, donc annulant l’affirmation selon laquelle cet « ange puissant » est divin.

En soutien du point de vue que cet ange puissant, c’est Christ, des commentateurs citent les preuves suivantes :

Premièrement, dans un certain nombre de textes de l’Ancien Testament, le Christ est clairement associé à l’expression « l’ange de l’Éternel » (Genèse 16. 7 ; 22. 11-18 ; 31. 11-13 ; Exode 3. 2-5 ; Nombres 22. 23-25). Par conséquent, la manifestation de Christ dans les Écritures sous l’apparence d’un être angélique n’est rien de nouveau.

Deuxièmement, les mots et expressions sont utilisés ailleurs au sujet de la déité : il est enveloppé de nuées (Psaumes 104. 3 ; Daniel 7. 13), environné (ou couronné) d’un arc-en-ciel (Apocalypse 4. 3), son visage est comme le soleil (Apocalypse 1. 16), et ses pieds sont comme des colonnes de feu (Exode 13. 21, 22).

Troisièmement, l’arc-en-ciel qui coiffe la tête de cet ange puissant est semblable à une couronne ou à un diadème. Après le déluge universel, Dieu a conclu une alliance avec Noé à l’effet qu’il ne détruirait plus jamais la terre de cette façon, et il a confirmé l’alliance en plaçant son arc-en-ciel dans le ciel. Dieu a parlé à Noé et il lui a dit :

J’établis mon alliance avec vous : aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour détruire la terre… J’ai placé mon arc-en-ciel dans la nue, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre… et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, et tous les êtres vivants, de toute chair, et les eaux ne deviendront plus un déluge pour détruire toute chair. Genèse 9. 11, 13, 15

Dieu a promis, en concluant cette alliance, que jamais plus il ne détruirait le monde par un déluge. Par contre, il a annoncé qu’il détruira un jour la Terre par le feu. L’apôtre Pierre, en discutant du jour du Seigneur, a dit :

Mais, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies… Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elles renferment sera consumée.—2 Pierre 3. 7, 10

Comme le déluge du temps de Noé, la destruction de la Terre n’en était pas l’anéantissement, il en sera de même au jour de sa destruction par le feu, au jour du Seigneur. Dans les deux cas, la vie a continué et elle continuera après la destruction de la Terre.

Noé et les membres de sa famille ont survécu au déluge et ils ont ensuite peuplé la Terre. Ceux et celles qui refuseront la marque de l’Antichrist, après l’enlèvement de l’Église, et qui survivront au jour de l’Éternel, entreront dans le royaume millénaire (1000 ans) avec des corps mortels, et ils peupleront de même la Terre à nouveau.

Quatrièmement, il est dit au sujet de cet ange puissant qu’il « posa son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre » (Apocalypse 10. 2) ; le geste était délibéré, et il est d’une grande portée. Poser son pied quelque part peut signifier la prise de possession de l’espace où le pied est posé. Dieu a dit à Abraham : « Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur ; car je te le donnerai » (Genèse 13. 17).

Dieu a dit à Josué :

Moïse, mon serviteur, est mort ; maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux enfants d’Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse. Josué 1. 2, 3

Le chevauchement de la mer et de la terre illustre puissamment l’objectif de posséder la Terre entière. Il n’existe aucune preuve que l’ange puissant ait agi à la faveur de quelqu’un d’autre ; il semble avoir agi ainsi pour lui-même. C’est précisément ce qui se produit lorsque sonne la septième trompette, alors que Christ assume le contrôle total de la Terre (Apocalypse 11. 15, 17).

Cinquièmement, au cours de cette période d’intrusion divine entre la sixième et la septième trompettes, les deux témoins sont appelés à prendre place sur la scène centrale. Ils constituent des participants majeurs dans le drame qui va se jouer dans les derniers jours. Au sujet de ces deux témoins, Jean a écrit :

On me donna un roseau semblable à une verge, en disant : Lève-toi, et mesure le temple de Dieu, l’autel, et ceux qui y adorent. Mais le parvis extérieur du temple, laisse-le de côté, et ne le mesure pas ; car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois. Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours.
Apocalypse 11. 1-3

Contextuellement, si la version King James de la Bible l’a traduit correctement, il est clair que c’est « l’ange puissant » qui s’adresse à Jean en Apocalypse 11, versets 1 et 2. L’ange déclare : « Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours » (Apocalypse 11. 3).

C’est aller un pont trop loin de croire qu’un ange, même un ange puissant, en parlant des deux témoins qui jouent un rôle majeur aux temps de la fin, dirait qu’il s’agit de « ses témoins », à moins que cet ange soit Dieu et que les deux témoins soient ses serviteurs.

On ne peut être dogmatique quant à l’identité de cet ange puissant, mais, somme toute, je crois que les preuves favorisent l’identification de l’ange puissant au Seigneur Jésus. Ce qui est certain, c’est que son message est d’une grande importance et que son timing est précis.

Le petit livre

Alors que Jean continue de décrire ce qu’il voit, il remarque un petit livre dans la main de l’ange puissant (Apocalypse 10. 2). D’un point de vue technique, il ne s’agit pas d’un petit livre mais d’un rouleau, parce que l’on ne produisait pas de livres à cette époque. Il s’agissait probablement de la peau d’un animal, avec quelque chose d’écrit sur la surface polie de la peau, à laquelle on donnait la forme d’un rouleau.

À deux reprises, Jean a attiré l’attention sur un « petit livre » (Apocalypse 10. 2, 9). Les gros rouleaux, requis pour de plus longs messages, étaient confectionnés à partir d’un certain nombre de peaux cousues ensemble, ce qui offrait une surface d’écriture plus grande. Le fait qu’il s’agisse d’un « petit » rouleau ne signifiait pas que le message n’avait pas d’importance, mais seulement qu’il s’agissait d’un court message.

Jean a aussi observé à deux reprises que le rouleau était ouvert (Apocalypse 10. 2, 8). Les rouleaux étaient parfois sécurisés à l’aide de sceaux, et ces derniers devaient être tous brisés pour permettre l’ouverture du rouleau. Ce petit rouleau était déjà ouvert, ce qui signifie probablement qu’il n’était scellé d’aucun sceau. Moins possible quoique plausible, le rouleau était peut-être déjà dénoué dans la main de l’ange puissant.

Lorsqu’on s’arrête à ce que Jean a vu, soit un ange puissant, enveloppé d’une nuée, couronné d’un arc-en-ciel, le visage comme le soleil, ses pieds comme des colonnes de feu ayant un empâtement si large qu’il est capable de chevaucher à la fois la mer et la terre, il est remarquable que Jean ait même remarqué le petit rouleau et attiré l’attention de ses lecteurs aux détails le concernant. Le fait qu’il ait agi ainsi souligne l’importance qu’occupait le rouleau dans la pensée de l’apôtre.

Tel que certaines personnes ont voulu conclure, ce rouleau n’est pas le même que tenait dans sa main droite celui qui est assis sur le trône ; ce rouleau-là était écrit en dedans et en dehors, et il était scellé de sept sceaux. Ce rouleau n’était pas petit, il n’était pas ouvert, il était exceptionnellement scellé de sept sceaux, et seul quelqu’un qui en était digne avait le droit d’en briser les sceaux et de l’ouvrir.

Le rouleau du chapitre 5 scellait les droits de propriété de la planète Terre. Il incluait la rupture des sept sceaux, le retentissement de sept trompettes et le déversement de sept coupes comme partie prenante du processus de conquête de la Terre des mains de Satan.

Le rouleau du chapitre 10 inclut l’arrivée en scène des deux témoins d’Apocalypse 11 et leur ministère au cours de la seconde moitié (3,5 ans) de la soixante-dixième semaine de Daniel. Alors que l’ange puissant se tenait debout à la fois sur la mer et sur la terre (symbole de propriété de la Terre), tout en tenant un petit rouleau dans sa main, il prêta un serment à quatre volets (Apocalypse 10. 6) :

  1. Il a juré par Celui qui vit aux siècles des siècles ;
  2. Il a juré par Celui qui a créé le ciel et ce qui s’y trouve ;
  3. Il a juré par Celui qui a créé la terre et ce qui s’y trouve ;
  4. Et la mer et ce qui s’y trouve.

Il a prêté serment par le nom de Celui qui vit éternellement et qui a créé toutes choses, et qu’est-ce qu’il a juré ? Il a juré « qu’il n’y aurait plus de délai », non que le temps tel que nous le connaissons viendrait à sa fin, mais que, « il n’y aurait plus de délai ».

Le royaume messianique pour lequel des femmes et des hommes droits ont prié, lequel ils ont cherché, dans lequel ils ont placé leur espérance, et lequel ils ont tant désiré, est sur le point de passer à l’histoire avec le retentissement de la septième trompette.

Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ, et il régnera aux siècles des siècles. Apocalypse 11. 15

7 trompettes

La fin de la soixante-dixième semaine de Daniel, communément appelée la « période de tribulation » (sans aucune justification biblique) coïncidera avec la septième trompette. Permettez-moi de répéter que la soixante-dixième semaine de Daniel n’est jamais appelée la « période de tribulation » dans la Parole de Dieu, sans oublier le fait qu’il est impossible de faire valoir quelque justification que ce soit en faveur d’une telle appellation. Il y aura bien une période appelée la « grande tribulation », qui commencera au milieu de la soixante-dixième semaine, mais elle sera abrégée avant la fin de la dite semaine.

L’Église sera enlevée à la rencontre du Seigneur dans les nuées avant que commence le jour de l’Éternel, jour qui débutera au moment où le septième sceau sera brisé, et ce sceau introduit les jugements des sept trompettes.

Des nuées, le Seigneur donnera l’ordre à sa puissante armée angélique de libérer les jugements des sept trompettes contre la Terre, le domaine que Satan, l’Antichrist, le faux prophète, ainsi que ceux et celles qui ont accepté la marque de l’Antichrist et prêté allégeance à l’impie, ont usurpé.

Tout cela donne lieu à d’autres questions. Comment devrions-nous comprendre les jugements des sept coupes encore à venir ? À quel moment sont-elles versées, si la septième trompette sonne à la fin de la soixante-dixième semaine ? La réponse se trouve dans la période de soixante-quinze jours au-delà de la semaine, période de temps clairement identifiée dans les Écritures. Dans le contexte des derniers jours, on a dit au prophète Daniel :

Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l’abomination du dévastateur [au milieu de la période finale d’une semaine de Daniel, soit 3,5 ans], il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Daniel 12. 1

Il s’agit de trente jours au-delà des mille deux cent soixante jours, au-delà des trois ans et demi (la seconde moitié), qui terminent la période de sept ans de Daniel, mais on fournit à Daniel plus d’information. En effet, l’ange lui dit : « Heureux celui qui attendra, et qui arrivera jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours » (Daniel 12. 12). C’est là une autre extension de quarante-cinq jours, donc un total de soixante-quinze jours au-delà de la fin de la soixante-dixième semaine de Daniel.

Cette semaine prendra fin avec le retentissement de la septième trompette et le retour de Christ sur la Terre, mais ce retour ne sera pas celui d’un envahisseur illégal ou d’un usurpateur, mais celui du Lion de la tribu de Juda, héritier légitime du trône de David.

De Jérusalem, sa capitale, au cours des soixante-quinze jours au-delà de la soixante-dixième semaine, le Seigneur aura pour une de ses tâches de punir les iniquités des gens de toutes les nations, ceux et celles qui seront parvenus à survivre aux jugements des sept trompettes ; il s’acquittera de cette tâche en versant les jugements des sept coupes en succession rapide.

Les deux témoins

Au cours des trois ans et demi jusqu’à la septième trompette, deux événements importants se produiront : (1) le temple sera mesuré et la ville de Jérusalem sera profanée, et (2) le ministère des deux témoins. C’est le contenu du petit rouleau, tel que rapporté en Apocalypse 11.

Spectateur jusque- là, rapportant simplement ce qu’il voyait, Jean est enjoint de manger le petit rouleau, devenant de ce fait personnellement impliqué dans le portrait d’un événement important de la fin des temps. Il a écrit :

On me donna un roseau semblable à une verge, en disant : Lève-toi, et mesure le temple de Dieu, l’autel, et ceux qui y adorent. Mais le parvis extérieur du temple, laisse-le de côté, et ne le mesure pas, car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois.—Apocalypse 11. 1, 2

Tous les événements des chapitres 11, 12 et 13 se déroulent pendant les derniers trois ans et demi de la soixante-dixième semaine de Daniel :

  • Les deux témoins vont exercer leur ministère pendant trois ans et demi (Apocalypse 11. 2, 3) ;
  • Un résidu croyant d’Israël fuira au désert, où il restera pendant trois ans et demi (Apocalypse 12. 6) ;
  • Satan investira de son pouvoir l’Antichrist pour trois ans et demi.

On donna à Jean un roseau semblable à une verge pour mesurer le temple, l’autel et ceux qui y adorent ; ce sera le « temple de la tribulation », construit pour la restauration des sacrifies d’animaux. Ce temple sera petit, très vraisemblablement ; ce sera plus un tabernacle qu’un temple, et il sera probablement érigé sur une courte période de temps, et non pas des années.

Au moment où nous écrivons le présent texte, un groupe de Juifs orthodoxes a dessiné un plan détaillé pour la construction d’un tel temple ; il ne faut pas penser qu’il s’agit de croyants. Les gens de ce groupe ont déjà confectionné les vêtements des sacrificateurs, ils ont fabriqué les artéfacts requis pour les sacrifices dans le temple, et ils continuent de former certains jeunes hommes pour agir à titre de sacrificateurs. En quelques mots, ils sont maintenant « prêts à aller de l’avant ». Mais ils font face à un problème : ils n’ont pas de droit d’accès au mont du Temple.

Jean a mesuré le temple et l’autel, mais on lui dit de ne pas mesurer le parvis extérieur du temple, parce qu’il a été donné aux Gentils (Apocalypse 11. 2).

Il se pourrait très bien que, dans une tentative d’instaurer une paix entre Israël et les Palestiniens, la ville de Jérusalem et le mont du Temple soient divisés. La moitié sud du mont du Temple est déjà le site de la mosquée Al-Aqsa et du Dôme du rocher.

Il est possible, d’après certains archéologues, que la moitié nord du mont du Temple, soit l’espace qu’occupait le temple d’Hérode, soit celui où les Juifs religieux voudraient ériger le nouveau temple.

Clairement, toute indication à l’effet que le mont du Temple sera divisé, afin de forger une paix entre Israël et les Palestiniens, cadrerait parfaitement dans le portrait prophétique des dernier jours. Mais, comme l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, l’empire médo-perse, la Grèce, Rome et les califats islamiques ont persécuté et oppressé Jérusalem et le peuple juif au cours de l’histoire, l’Antichrist fera de même aux temps de la fin.

Sous la gouvernance de l’Antichrist (gouvernance qui pourrait être composée de plusieurs nations musulmanes qui formeraient un nouveau califat islamique puissant), Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils (Luc 21. 20-24). La persécution de la part de l’Antichrist sera la plus sévère de toute l’histoire ; c’est pour cette raison que le Seigneur l’a appelée « la grande tribulation » (Matthieu 24. 21).

Cependant, Dieu suscitera deux témoins qui pratiqueront leur ministère pendant cette période terrible. Alors que leur identité a fait l’objet de débats depuis longtemps, la preuve est solide à l’effet que ces deux hommes sont Moïse et Élie. Moïse a été le grand législateur, et Élie le plus grand prophète d’Israël. Ensemble, ils représentent la loi et les prophètes :

  • Moïse est mort sur le mont Nebo et Dieu l’a enterré, et Satan a combattu pour le corps de Moïse (Jude 1. 9) ;
  • Élie a été enlevé sans passé par la mort (2 Rois 2. 11) ;
  • Moïse et Élie sont apparus sur le mont de la Transfiguration, où la gloire de Christ a été manifestée, comme elle le sera à la fin des temps (Matthieu 17. 1-3) ;
  • Dans le cadre de leur témoignage, les deux témoins font des miracles, semblables à ceux que faisaient Moïse et Élie (Apocalypse 11. 6).

Lorsque le temps de leur témoignage sera terminé, l’Antichrist les tuera et le monde non régénéré impie de ce temps-là s’en réjouira, mais leur réjouissance sera de courte durée. Le Seigneur de la vie ressuscitera ses serviteurs d’entre les morts.

C’est à ce moment-là seulement que la septième trompette sonnera. En même temps que sonnera cette trompette, à la fin de la soixante-dixième semaine de Daniel, les royaumes de ce monde deviendront le royaume de notre Seigneur, et de son Roi, Jésus-Christ (Apocalypse 11. 15), mais ce ne sera pas aussitôt la fin.

Dans le cadre du prochain message, nous jetterons un regard sur le chapitre 12 et sur une grande merveille dans le ciel : une femme, un enfant et un grand dragon.

Version française de Rapture & Wrath: Ready or Not ?,

autorisée par Zion’s Hope Ministries.

Traduction française par www.letempsestcourt.org/

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