Enlèvement et colère : prêts ou non ? – sixième partie
(Version française de Rapture and Wrath, Part 6: “A wondrous woman and a dreadful dragon” – Revelation 12, autorisée par Zion’s Hope Ministries)
Par Marvin et David Rosenthal, 26 août 2025
- Partie 1 : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
- Partie 2 : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des événements des derniers jours
- Partie 3 : Le sceau sur ses serviteurs et le salut de ses saints
- Partie 4 : Silence dans le ciel avant que Dieu parte à la guerre
- Partie 5 : Je vis un autre ange puissant – Apocalypse 10
Un chef non bienvenu
Pendant près de deux mille ans, des millions de chrétiens ont prononcé les paroles de prière familières suivantes : « Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6. 10). Cette prière sera exaucée littéralement à la fin de l’ère actuelle, au moment où sonnera la septième trompette en Apocalypse 7, verset 15, et où prendra fin la soixante-dixième semaine prophétisé par le prophète Daniel (Daniel 9. 24-27).
Au sujet de cet événement, l’apôtre Jean a écrit :
Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ, et il régnera aux siècles des siècles. — Apocalypse 7. 15
Seulement deux versets plus loin, les vingt-quatre anciens (des êtres évangéliques de haut rang), assis sur leurs trônes devant Dieu, adoraient en disant : « Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu Tout-Puissant, qui est, et qui était, car tu as saisi la grande puissance et pris possession de ton règne » (Apocalypse 11. 17).
Il serait raisonnable de s’attendre, avec le retour de Christ pour régner sur la Terre, de voir les nations se réjouir. Finalement, un Roi vient, porteur de paix, de joie, de bénédictions et de justice sur et pour la Terre. Cependant, Jean nous surprend avec la réponse suivante des nations du monde à la venue de Christ : « Les nations se sont irrités » (Apocalypse 11. 18).
Quel choc tragique ! Pendant deux mille ans, des femmes et des hommes pieux ont prié: « Que ton règne vienne. » Cependant, étonnamment, lorsque les pieds de Christ toucheront finalement le sol de cette planète à la fin de l’ère actuelle, les nations du monde, non régénérées et coupables, en seront irritées ; une rage défiante les caractérisera.
L’hostilité des nations se manifestera sous forme d’une tentative insensée de combattre contre Dieu et contre son Fils unique. Les oreilles sensibles peuvent presque entendre les paroles du roi David, touchant les derniers jours, résonner au fil des âges :
Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples ? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils [affichant une détermination défiante] et les princes se liguent-ils avec eux [comme dans le cadre d’un conclave], contre l’Éternel et contre son oint ? Brisons leurs liens [de Dieu et de son Fils], délivrons-nous de leurs chaînes ! — Psaumes 2. 1-3
Les nations ne veulent pas de liens ni de chaînes, aucune interférence, ni retenue divine. Aveugles spirituellement et animées d’un esprit rebelle, elles se soumettront plutôt à Satan, à l’Antichrist et aux forces du mal.
Quiconque désire plus de preuves pour corroborer l’attitude des nations au moment de la venue de Christ, il ou elle n’a pas besoin de chercher bien loin. Pendant les derniers trois ans et demi de l’ère actuelle, Dieu va susciter deux témoins qui proclameront Son message à la face du monde. Dieu a dit : « Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours » (Apocalypse 11. 3).
Ces deux serviteurs de Dieu seront probablement Moïse, le grand législateur, et Élie, le prophète principal d’Israël, qui représentent ensemble la loi et les prophètes. Lorsque leur ministère sera terminé, l’Antichrist les tuera, acte terrible qui est raconté de la façon suivante :
Quand ils [les deux témoins de Dieu] auront achevé leur témoignage, la bête [l’Antichrist] qui monte de l’abîme [le lieu où les démons sont incarcérés et une indication que l’Antichrist sera animé de la puissance de Satan] leur fera la guerre, les vaincra, et les tuera. — Apocalypse 11. 7
Quelle sera la réponse des nations à l’exécution des deux témoins de Dieu par l’Antichrist ?
Et à cause d’eux, les habitants de la terre se réjouiront et seront dans l’allégresse, et ils s’enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes ont tourmenté les habitants de la terre.— Apocalypse 11. 10
Le monde ne progresse pas vers plus d’éveil, de justice et de paix. Il est plutôt entraîné, comme si un aimant plus puissant l’attirait, vers le faux royaume de Satan et son plan diabolique en vue de gouverner la Terre, plan qu’il a mis à exécution dès le jardin d’Éden. Les nations sans Dieu sont vues comme des boucs, dans le cadre du « jugement des brebis et des boucs » des nations, à la venue de Christ (Matthieu 25. 31-46).
Toutefois, Dieu n’a pas été trouvé pris au dépourvu, non préparé et incapable de répondre à l’influence de Satan sur les nations. Il a encouragé des hommes et des femmes de foi à veiller, à travailler, à attendre et à prier pour le rédempteur qui vient, le rédempteur promis. Dans le texte que nous examinons dans le présent article, Dieu révèle les événements saillants qui se produiront à la fin des âges, en préparation pour l’âge messianique à venir.
Une femme choisie
Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.—Apocalypse 12. 1
(NdT : Dans certaines versions anglaises de la Bible, il est question d’une « grande merveille » qui parut dans le ciel.)
Le terme « merveille » ou « signe » est tiré du mot grec « semeion », et la signification de base du terme « signe », c’est une marque d’authentification. Pour cette raison, dans la Bible, les signes sont souvent associés aux merveilles et aux miracles. Fréquemment, un signe, une merveille ou un miracle servait à authentifier qu’un message donné provenait de Dieu, et, bien sûr, nous sommes avertis de nous garder d’être trompés par de faux signes (Apocalypse 13. 13-15).
Moïse a fait des miracles (des signes) à la cour royale d’Égypte pour authentifier le fait que Dieu l’avait envoyé vers le pharaon, pour lui ordonner de laisser aller Son peuple (Exode 4. 1-8).
Tout au long du ministère terrestre de Christ, les leaders juifs l’ayant approché, ils lui ont demandé à répétitions un signe qui authentifierait ce qui, à leurs yeux, constituait un enseignement révolutionnaire, ainsi que la source de son autorité (Jean 2. 18). En guise de réponse, le Seigneur leur a souvent répété : « Il ne sera point donné de signe à cette génération » (Marc 8. 12). Mais alors qu’ils continuaient d’appliquer de la pression, Jésus leur a dit : « Une génération méchante et adultère demande un miracle » (Matthieu 12. 39). Par ses paroles, Christ expliquait que, si la nation avait été fidèle aux écrits de Moïse et des prophètes d’Israël, ses leaders auraient su qui l’avait envoyé et quelle était la source de son autorité.
Toutefois, ils s’étaient spirituellement prostitués ; ils avaient substitué leurs traditions humaines à la vérité de Dieu. Encore et toujours, avec une audace soutenue, ils ont continué de le presser de leur donner un signe. Le Seigneur leur a finalement répondu : « De même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Matthieu 12. 40).
Encore en une autre occasion, il a répondu de la même façon à la même question, en leur disant : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » (Jean 2. 19). Le signe (miracle) qu’il a donné qui authentifierait tout ce qu’il a fait dans sa vie et dans sa mort serait sa résurrection.
Les signes étaient normalement visibles sur la Terre, mais le « signe » auquel il est fait référence en Apocalypse 12 apparait dans le ciel. Jean a écrit : « Un grand signe parut dans le ciel. » Il s’agit d’« une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête » (Apocalypse 12. 1).
C’était son ornement qui la rendait unique et « miraculeusement » importante. De nombreux enseignants de la Bible ont causé beaucoup de tort à partir de ce verset en identifiant erronément la femme. Non seulement cette interprétation cause-t-elle du tort au contexte immédiat, mais elle tord aussi le plan de Dieu pour la rédemption de l’humanité, plan révélé dans la Bible.
La femme d’Apocalypse 12 n’est pas Marie, la mère du Seigneur, tel que certains l’enseignent, et il ne s’agit pas non plus de l’Église, tels que d’autres l’affirment. L’identification de la femme à l’Église est issue de certains écrivains protestants qui, avec un coup de baquette magique, confèrent à l’Église toutes les bénédictions promises à Israël. Mais pour une raison quelconque, ces mêmes écrivains veulent que toutes les promesses de malédictions restent la part d’Israël ; ils veulent le beurre et l’argent du beurre. Il s’agit souvent des mêmes commentateurs qui veulent identifier, d’une façon quelconque, les 144 000, qui seront scellés et qui seront sélectionnés d’entre les douze tribus d’Israël (12 000 de chaque tribu), à des personnes autres que des Israélites (Apocalypse 7. 3, 4).
À partir du moment où des gens adoptent un système théologique qui enseigne que l’Église a remplacé Israël, ils sont contraints de justifier la signification évidente de plusieurs textes bibliques, dans une tentative de garder intact leur système mal conçu. Quelle que soit la sincérité et la bonne intention de ces « remplaçants d’Israël », ils ont causé beaucoup de tort aux étudiants désireux de comprendre la Parole de Dieu.
La femme d’Apocalypse 12 fait clairement référence aux descendants d’Abraham par Jacob, c’est-à-dire le peuple juif. Leur statut à titre de femme d’Apocalypse 12 n’a rien à voir avec ce qu’ils croient, où ils vivent, ou leur état moral, soit bon, soit mauvais. En contraste, cela a tout à faire avec l’alliance inconditionnelle que Dieu — qui ne peut mentir et qui n’est jamais infidèle — a conclu avec Abraham, patriarche du peuple juif (Genèse 12. 1-3). Cela remonte au verset 15 de Genèse 3, où « la femme », de l’expression « de la semence de la femme » qui écrasera la tête du serpent, constitue une référence prophétique à Israël, dont la semence vaincra Satan, dans un jour futur.
Il est dit de cette femme qu’elle est « enveloppée du soleil », expression qui indique l’octroi souverain divin de faveur et d’honneur. Nous faisons bien de demander de quelles façons cette faveur et cet honneur ont été octroyés. Dans son épitre aux Romains, Paul a écrit ce qui suit au sujet du peuple juif :
Qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, la gloire, les alliances, la loi, et le culte, les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ.
— Romains 9. 4, 5
Au sujet de l’adoption, ils ont été choisis souverainement pour être « ceux que Dieu a appelés » et pour être les récipiendaires librement (littéralement « sans cause ») de tout ce que nous venons de lire dans l’épitre aux Romains. Les Juifs n’ont rien fait pour mériter l’appel de Dieu. Quelle autre nation a été privilégiée de la sorte ?
Au sujet de la gloire, ils ont été choisis souverainement pour jouir de la manifestation de la présence de Dieu (la gloire Shekinah) au milieu d’eux, tout d’abord dans le tabernacle au désert, et plus tard dans le temple sur le mont Sion. Quelle autre nation a été privilégiée de la sorte ?
Concernant les alliances, ils ont été souverainement choisis pour être les récipiendaires d’une série d’ententes avec leur Dieu juridiquement contraignantes. Parmi celles-ci, on compte : l’alliance abrahamique (Genèse 12. 1-3), l’alliance mosaïque (Exode 19-31 ; Deutéronome 29, 30), l’alliance du pays (Genèse 15. 1-18), l’alliance davidique (2 Samuel 7. 8-16) et la nouvelle alliance (Jérémie 31. 31-34 ; Matthieu 26. 28). Quelle autre nation a été privilégiée de la sorte ?
Concernant le service pour Dieu, ils ont été souverainement choisis pour officier sur le système sacrificiel et cérémonial que Dieu a révélé à Moïse, système conçu pour pointer vers Christ. Quelle autre nation a été privilégiée de la sorte ?
Concernant les promesses, ils ont été souverainement choisis par Dieu pour être les dépositaires de la Parole de Dieu pour le monde. L’Ancien et le Nouveau Testaments sont le fruit du travail de l’Esprit Saint dans la vie d’hommes juifs. Ces Écritures, inspirées de Dieu, révèlent les promesses divines faites à Israël, à l’Église et à un monde perdu. Quelle autre nation a été privilégiée de la sorte ?
Concernant Christ, ils ont été souverainement choisis pour être le canal humain que Christ emprunterait pour venir en ce monde. Quelle autre nation a été privilégiée de la sorte ?
C’est le peuple juif qui est enveloppé du soleil et non Marie — aussi merveilleuse et héroïque qu’elle ait pu être —, ni l’Église rachetée. Dieu a choisi le peuple juif pour être le fleuve de vie pour toutes les bénédictions dont le monde jouit. C’est cette vérité qui est au cœur de l’énoncé du Seigneur à l’effet que « le salut vient des Juifs » (Jean 4. 22).
Certaines personnes qui n’aiment pas le fait que l’Éternel ait choisi ce peuple peuvent exprimer leur mécontentement, ou même tenter de tordre les faits, mais cela ne changera rien à la réalité de l’élection divine, souveraine et inconditionnelle du peuple juif comme instrument par lequel il (Dieu) peut bénir le monde.
Non seulement la femme est-elle enveloppée du soleil, mais la lune est sous ses pieds (Apocalypse 12. 1). Ce symbolisme pointe vers le fait clair que la femme occupera une position de domination (le soleil) et de sujétion (la lune). Au fil des ans, un certain nombre de commentateurs ont été saisis de perplexité quant à l’identification de la lune sous les pieds de la femme.
L’image de la lune, placée devant nous, fait vraisemblablement référence aux nations des Gentils de ce monde. Plus précisément, cela pourrait faire référence au monde islamique, qui est représenté par un croissant de lune. Le fait que la lune soit sous les pieds de la femme enveloppée du soleil, constitue fort probablement une représentation graphique de la victoire d’Israël sur les nations du monde à la fin des temps, moment où Israël atteindra le but divin pour lequel ce peuple a été miraculeusement engendré, même si les nations s’opposent à lui à la moindre occasion.
La domination d’Israël sur les nations sera directement liée à la victoire de Dieu sur Satan et sur l’Antichrist. Les nations des Gentils du monde ont constitué l’arme de choix de Satan pour atteindre son but, soit la domination mondiale depuis la tour de Babel, d’où les virus de l’idolâtrie et de la fausse religion, et le concept de gouvernement mondial tirent leur origine (Genèse 11. 1-9).
Comme conséquence directe, la nation d’Israël a été surnaturellement engendrée pour contrecarrer les plans de Satan. Au travers de la semence d’Israël, Dieu a pourvu la rédemption pour les hommes et les femmes de foi (Genèse 12). Il a été constaté que, à la fin des temps, les nations du monde se rebelleront contre Dieu. Bien sûr, cela exclut l’Église croyante qui aura été enlevée plus tôt et qui sera avec son Seigneur, au moment où se produiront ces événements.
Il est écrit que la femme enveloppée du soleil est coiffée d’une guirlande, ou couronne («stephanos »), de douze étoiles (Apocalypse 12. 1). Ces étoiles représentent les douze fils de Jacob, devenus les douze tribus d’Israël.
D’après la définition biblique, le Juif est un descendant d’Abraham par Jacob. Peu importent ses convictions religieuses ou sa vision du monde, il fait partie, de naissance, du peuple de l’alliance, et cette alliance est inconditionnelle. Cependant, c’est la foi qui ouvre la porte aux bénédictions associées à cette alliance. Abraham a cru Dieu et cela (sa foi) lui a été imputé à justice (Genèse 15. 5-7).
Abraham est le père d’Ismaël, mais Ismaël n’était pas Juif. Les promesses faites à Abraham ont été plutôt appliquées à son fils, Isaac (Genèse 21. 9-12), père d’Ésaü. Mais puisqu’Ésaü n’était pas Juif, c’est à Jacob qu’ont été confirmées les promesses (Genèse 28. 13-15). Jacob, dont Dieu a changé le nom pour celui d’Israël (Genèse 32. 24-28), a engendré douze fils qui sont devenus les douze tribus d’Israël, ensemble représentatives de toute la nation d’Israël.
Jean a remarqué une autre chose au sujet de la femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds et coiffée d’une couronne de douze étoiles : « Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l’enfantement » (Apocalypse 12. 2). Dans tout l’Ancien Testament, de l’alliance avec Abraham en Genèse 12 jusqu’à la naissance de Christ, tel que rapportée en Matthieu 1, on trouve une nation en travail et dans les douleurs de l’enfantement.
Ces douleurs n’ont pas duré neuf mois, mais presque deux mille ans. On ne parle pas simplement de douleurs en vue d’obtenir le statut de nation que connaît tout pays, mais de douleurs intensifiées de façon dramatique, attribuées à Satan, qui a fait tout en son pouvoir pour empêcher la femme de donner naissance à la semence promise, celle qui un jour le consignera à la punition éternelle dans le lac de feu (Apocalypse 20. 14, 15). Il importe beaucoup de comprendre que les douleurs de l’enfantement d’Israël pour donner naissance au Messie étaient au bénéfice de toute l’humanité.
Certaines personnes condamnent Israël pour son échec et son péché dans l’Ancien Testament, et Israël mérite cette condamnation. Toutefois, peu de gens lient cet échec à la compréhension de la pression unique appliquée sur ce peuple par Satan, à cause de son destin divinement désigné. C’est pour cette raison que Dieu a promis à Abraham : « Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront » (Genèse 12. 3). Un des premiers premiers ministres d’Israël, placé en face d’une myriade de problèmes, s’est plaint un jour en disant : « Laissez quelqu’un d’autre être le peuple choisi pour un certain temps. »
C’est tout à fait raisonnable que le Nouveau Testament s’ouvre sur les mots suivants : « Généalogie de Jésus-Christ, fil de David, fils d’Abraham » (Matthieu 1. 1). En tant que semence physique du roi David, Christ a le droit légal de s’asseoir sur le trône d’Israël, et en tant que semence d’Abraham, il va conclure l’alliance que Dieu a scellé avec le patriarche Jacob (Israël), alors qu’il a promis : « Toutes les familles de la terre seront bénies en toi » (Genèse 28. 14).

Un dragon terrible
Une autre merveille, un second signe, est apparue dans le ciel, non pas une femme enveloppée du soleil, mais un « grand dragon rouge feu ». Alors que la femme avait la lune sous ses pieds, le dragon avait sept têtes et dix cornes. Alors que la femme était coiffée d’une couronne de douze étoiles, le dragon avait une couronne sur chacune de ses sept têtes. Alors que la femme est symbolique de toute justice et de triomphe ultime, le grand dragon rouge l’est de méchanceté et ultimement de sa propre défaite.
Dire en se moquant, en raillant ou en niant que l’imagerie du grand dragon rouge n’est que de la folie macabre, ou laisser tomber toute tentative de comprendre le livre de l’Apocalypse avec ses nombreuses figures de style qui cachent des vérités littérales, constitue une erreur de calcul sérieuse.
Les sept têtes du dragon représentent sept royaumes puissants que l’histoire a connus. Ils ne représentent nullement les sept collines de Rome, comme parfois certaines personnes le suggèrent. Ces sept têtes visaient un but prééminent, soit l’anéantissement ou l’assimilation de la femme enveloppée du soleil. Pourquoi en serait-il autrement ? Satan savait que celui qui naîtrait de la semence de la femme lui écraserait un jour la tête. Nous sommes en mesure d’identifier les sept têtes du dragon.
La première tête du dragon, c’est l’Égypte. Initialement, durant la vie de Joseph, les Juifs ont prospéré en Égypte. Toutefois, avec le temps, ils ont été réduits à l’esclavage, et l’ordre a été donné de tuer tout enfant mâle hébreu, à la naissance (Exode 1. 15, 16), ce qui aurait rapidement mené à l’extinction d’Israël. Seul le geste de sages-femmes, qui n’ont pas obéi à l’ordre du pharaon, a empêché que cela se produise (Exode 1. 17). Plus tard, un certain pharaon a lancé son armée à la poursuite du peuple juif dans le but de l’éliminer, mais en cette occasion, Dieu est intervenu en fendant les eaux de la mer Rouge (Exode 14. 10, 16, 21, 22).
La deuxième tête du dragon, c’est l’Assyrie. En l’an 722 av. J.-C., l’armée notablement cruelle de l’Assyrie est venue de l’Orient et a défait les dix tribus du nord d’Israël, qui s’étaient auparavant séparées des deux tribus du sud du pays, Juda et Benjamin. C’était coutumier pour les Assyriens, alors qu’ils ramenaient leurs prisonniers en Assyrie, de les enchaîner deux par deux et de fixer des crochets à leurs mâchoires et à leurs langues (2 Rois 15. 29). Si les prisonniers ne gardaient pas la cadence, un coup sur la chaîne pouvait déchirer la langue ou une partie de la mâchoire.
La troisième tête du dragon, c’est Babylone. Trois fois en vingt ans, l’armée babylonienne a pillé la ville de Jérusalem, soit en 606, 598 et 586 av. J.-C. À la dernière occasion, les Babyloniens ont détruit le temple juif sur le mont Moriah, mis fin au système sacrificiel, et crever les yeux de Sédécias, le dernier roi de la lignée davidique, mais seulement après l’avoir contraint d’être témoin du meurtre de ses deux fils (2 Rois 25. 7). Après soixante-dix ans de captivité, un résidu du peuple juif, petit et faible, est retourné à Jérusalem, sous la direction de Zorobabel, Esdras et Néhémie.
La quatrième tête du dragon, c’est l’empire médo-perse. En l’an 536 av. J.-C., l’empire médo-perse a défait les Babyloniens, devenant de ce fait l’empire mondial dominant. Le livre d’Esther fait état d’un édit promulgué par le roi perse qui annonçait la mise à mort de tous les Juifs des cent vingt-sept provinces de l’empire perse, mise à mort fixée pour un jour précis (Esther 3. 9-15). Seule l’intervention de la reine Esther, Juive mais en secret, a empêché l’anéantissement de son peuple.
La cinquième tête du dragon, c’est la Grèce. En l’an 336 av. J.-C, Alexandre le Grand a traversé la mer Égée, à partir de la Macédoine, pour se rendre en Asie mineure. À la tête d’une petite armée bien entraînée, et en utilisant des tactiques brillantes, Alexandre a vaincu l’armée perse, considérablement plus grande que la sienne. Au cours des douze années qui ont suivies, il a poursuivi sa campagne militaire jusqu’en Inde à l’est, et au sud jusqu’à l’Égypte et le nord de l’Afrique, capturant tout sur son passage. Par l’introduction de la langue, de la culture et des dieux grecs, tel que recommandé par Aristote, son enseignant, il a assimilé les gens des pays conquis à l’empire grec. Cependant, l’histoire raconte qu’Alexandre s’est lié d’amitié avec la nation juive ; ce qui a fait en sorte qu’il n’a pas attaqué ou causé de tort à la ville de Jérusalem. Alexandre est mort à l’âge de trente-trois ans.
Après la mort d’Alexandre, et après beaucoup d’intrigues, quatre de ses généraux se sont partagé un empire grec massif. En 168 av. J.-C., l’armée d’un des successeurs à la tête de l’empire grec d’Alexandre, Antiochus Épiphane — qui régnait sur la Syrie et l’Asie mineure —, a marché contre Jérusalem. Il a désolé le temple qui avait été rebâti sur le mont Sion, en sacrifiant un porc sur l’autel, en plaçant une statue de son dieu païen, Zeus, dans le Saint des saints, et en demandant que les Juifs l’adorent lui, Antiochus. De plus, il a défendu aux Juifs de pratiquer la circoncision, d’observer le sabbat et d’adhérer à la loi de Moïse. C’était là une tentative d’assimilation des Juifs dans son royaume, par l’adoption de la religion hellénistique (grecque) idolâtre. De nombreux Juifs, ayant refusé d’obtempérer, sont morts martyrs.
L’existence de la nation juive était en jeu. Seul un soulèvement héroïque, qui dura trois ans (168-165 av. J.-C.), mené par Mattathias Maccabées et ses cinq fils, a permis le nettoyage et la dédicace renouvelée du temple, ainsi que la restauration de la sacrificature. Pour commémorer l’événement, les Juifs ont créé une nouvelle fête, appelée « Hanukkah », la fête de la Dédicace.
La sixième tête du dragon, c’est Rome. Durant le deuxième siècle av. J.-C., Rome a amorcé son ascension à titre de superpuissance mondiale. Rome a unifié une très grande partie du monde civilisé par sa force militaire, son état de droit, son réseau routier brillant et sa « pax romana », la paix romaine.
Mais Rome était intolérante et brutal envers les nations qui refusaient de se soumettre à son autorité. En l’an 66 apr. J.-C., un petit groupe de Juifs s’est plaint au sujet de persécutions religieuses à Césarée, le château-fort majeur de Rome le long de la côte maritime d’Israël. Rome y a dépêché une légion pour écraser ce qui était devenu dérangeant. La guerre ayant éclaté entre Rome et Israël, elle dura quatre ans.
En l’an 70 apr. J.-C., fort de trois légions, les Romains ont finalement percé les murs de la ville de Jérusalem et ensuite les murs menant à l’enceinte du temple. Ce dernier fut pillé et on y mit le feu. La forte quantité d’or qui le recouvrait a fondu et coulé le long des pierres hérodiennes massives. Frénétiques et anxieux de mettre la main sur cet or, les soldats romains ont littéralement démantelé les pierres massives une par une, accomplissant ainsi la prophétie de Christ, énoncée quarante ans auparavant à l’effet que la destruction ne laisserait pas pierre sur pierre (Matthieu 24. 1, 2).
Pendant les quatre années de conflit, des dizaines de milliers de Juifs ont été tués, en plus des nombreux hommes, femmes et enfants qui ont été amenés à Rome comme esclaves. Beaucoup d’entre eux ont été contraints de construire le Colisée, dont la construction fut probablement financée par les artéfacts extraits du temple. La preuve de la conquête du temple de Jérusalem par les Romains est encore visible aujourd’hui, soit dans le relief sculpté sur l’Arc de Titus, à Rome, près du Colisée. Des milliers d’autres Juifs ont fui vers d’autres pays et des îles maritimes. Près de mille hommes ont continué de se battre pendant plus de trois ans, à partir d’une forteresse de montagne, située au désert judéen, appelée Masada. En l’an 73 apr. J.-C., désormais incapables de tenir les Romains à distance, les défenseurs se sont mis d’accord pour se donner la mort par blessures auto-infligées.
Ce fut le commencement de la diaspora (dispersion) du peuple juif qui durerait près de mille neuf cent ans. Au cours de ces siècles, les Juifs ont été persécutés où qu’ils se trouvaient. On aurait dit qu’un écriteau, placé au-dessus de la Terre, portait l’inscription : « Aucun Juif désiré ». Cette période de dispersion mondiale a été décrite graphiquement par Moïse :

L’Éternel te dispersera parmi tous les peuples, d’une extrémité de la terre à l’autre ; et là, tu serviras d’autres dieux que n’ont connu ni toi, ni tes pères, du bois et de la pierre. Parmi ces nations, tu ne seras pas tranquille, et tu n’auras pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds. L’Éternel rendra ton cœur agité, tes yeux languissants, ton âme souffrante. Ta vie sera comme en suspens devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, tu douteras de ton existence. Dans l’effroi qui remplira ton cœur et en présence de ce que tes yeux verront, tu diras le matin : Puisse le soir être là ! et tu diras le soir : Puisse le matin être là ! — Deutéronome 28. 64-67
La sixième tête (royaume), tel que noté, c’était Rome. Entre le sixième royaume (Rome) et le huitième royaume, celui de l’Antichrist, un septième royaume doit s’élever. Toutefois, la septième tête de ce grand dragon est beaucoup plus difficile à identifier que l’ont été les six autres têtes. Pendant des siècles, le sujet a fait l’objet de débats de la part d’érudits bibliques. Pour l’instant, les contraintes de temps et d’espace ne permettent pas une discussion détaillée sur le sujet, mais je désire partager quelques pensées liées à cette question difficile.
Certaines personnes ont spéculé que l’Allemagne correspondrait à la description. L’Allemagne était un pays très avancé, animé d’une morale fortement influencée par le christianisme, dont la trace pouvait ramener à la Réforme protestante et à Martin Luther. Cependant, au début du siècle, la pensée chrétienne « hautement critique » (le libéralisme théologique), qui a pris racine en Allemagne, a commencé à réaliser des percées, et les grandes doctrines historiques de la foi chrétienne ont été rejetées. Ce libéralisme a créé un vide dans le cœur de nombreux Allemands.
Au début des années 1930, la prise du pouvoir par un certain homme plongerait le monde au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Adolf Hitler désirait gouverner la Terre et la peupler à l’aide d’une race élevée. Les malades mentaux, les déformés physiquement, les gitans, et spécialement les Juifs, ont constitué des cibles spéciales du Troisième Reich. À la fin de la guerre, en 1945, on a estimé que six des quinze millions et demi de Juifs du monde avaient été tués simplement parce qu’ils étaient Juifs.
D’autres personnes ont cherché à identifier la septième tête du dragon comme étant l’empire ottoman-turc. Les Ottomans ont régné sur le Moyen-Orient entre 1517 et 1917. Leur empire a été l’un des plus grands et des plus durables de l’histoire. Au sommet de sa puissance, cet empire tentaculaire contrôlait un territoire qui s’étendait des frontières autrichiennes de l’Europe centrale jusqu’à la corne de l’Afrique. D’est en ouest, il couvrait une vaste région qui s’étendait du Golfe Persique jusqu’aux régions occidentales de l’Afrique du Nord. Plus important encore, les Ottomans contrôlaient la ville de Jérusalem et le mont du Temple.
D’autres personnes encore identifient la septième tête du dragon comme étant le califat islamique historique. Je favorise cette identification, parce que je crois qu’elle rencontre les critères des Écritures concernant le septième royaume.
Le califat islamique
Peu de temps après la mort de Mahomet, une série de califats islamiques militants (des leaders militaires musulmans) ont accédé au pouvoir. L’un après l’autre, ils ont conquis et colonisé de larges étendues de territoire au Moyen-Orient, par l’épée, au nom de Mahomet. Chaque califat a mené son armée islamique à avancer en pillant, sur son passage, villes et villages de la Syrie à l’Égypte, et aussi loin en Asie que la Perse, écrasant tout sur son passage. Dans les pays conquis, les califats ont cherché à effacer cultures, religions et symboles en imposant la soumission totale à l’islam. Au cours de leur règne de piraterie et de terreur, le christianisme a été complètement détruit en quelques courtes années.
En l’an 636 apr. J.-C., après avoir saccagé les communautés chrétiennes de Syrie, ces maraudeurs, les yeux fixés sur le prix ultime, se sont déplacés vers le sud pour assiéger Jérusalem. Dans cette vague de conquêtes islamiques, ils ont coupé les vivres et pris la ville en affamant ses habitants. En l’an 637 apr. J.-C., après un siège de quatre mois, Jérusalem est tombée aux mains des musulmans.
Selon certains historiens, lorsqu’Umar, le calife musulman conquérant est entré dans Jérusalem, il a observé qu’aucune église n’avait encore été érigée sur les ruines du mont du Temple. Il a donc pris avantage de la situation pour ordonner la construction d’une mosquée islamique sur le site du second temple juif d’Israël. La construction de la mosquée fut complétée en l’an 691 apr. J.-C. Au fil des ans, la structure a connu de nombreux changements et de nombreuses mises à jour, mais elle encore debout aujourd’hui, comme sanctuaire islamique connu sous le nom de Dôme du Rocher.
Les forces de ce point de vue sont multiples. Sans entrer dans trop de détails à ce moment-ci, je dirai que l’une des forces les plus significatives, relative à notre discussion sur l’identification de la septième tête de la bête d’Apocalypse 12, c’est que la région géographique de l’histoire des califats islamiques couvrait presque le même territoire que celui des nations qui composeront le huitième et dernier royaume (voir Apocalypse 13. 1-3 ; Ézéchiel 38).
Si vous comprenez que les Écritures précisent que la septième tête (royaume) de la bête émerge de nouveau dans les derniers jours à titre du huitième royaume final, alors cette cohérence géographique devient extrêmement importante. Cet empire final de la bête sera constitué d’un conglomérat de dix nations (symbolisé par les dix cornes sur la tête de la bête, chaque nation ayant son roi) qui s’uniront sous l’autorité de l’Antichrist.
Jean a remarqué une couronne sur chacune des sept têtes du dragon (Apocalypse 12. 3). Alors que les sept têtes du dragon représentent sept empires, les sept couronnes qui les coiffent représentent les rois qui règneront sur ces empires. L’identification de leaders spécifiques, associés à ces royaumes, semble claire dans certains cas, alors que dans d’autres, la chose est plus difficile. Voici la liste de ce que je crois être des identifications plausibles de ces rois historiques.
Le pharaon d’Égypte « qui ne connaissait pas Joseph », peut-être le fils de Ramsès le Grand qui désirait éliminer le peuple juif, identifie probablement la première couronne (Exode 1. 8-10).
Le roi d’Assyrie, Tiglath-Pileser, qui a emmené en captivité les dix tribus du nord d’Israël, ou son petit-fils, Sennacherib, qui a assiégé Jérusalem, identifie probablement la deuxième couronne (2 Rois 15. 29).
Le roi de Babylone, Nabuchodonosor II, qui a détruit le temple, mis fin à la sacrificature et emmené captifs les Juifs, a été la troisième couronne (2 Rois 24. 1-16).
Le premier ministre de la Perse, Haman, qui a dupé le roi perse afin qu’il signe un édit en faveur de la mort de tous les Juifs de l’empire, a été la quatrième couronne (Esther 3. 8-11).
Le roi de la Syrie (partie de l’empire grec d’Alexandre le Grand), Antiochus IV Épiphane, qui a cruellement tenté de déclarer hors-la-loi la pratique du judaïsme et d’assimiler le peuple à l’idolâtrie et à la culture grecques, a été la cinquième couronne (Daniel 8. 9-11).
L’empereur de Rome, Vespasien, ou son fils, le général Titus, qui a détruit le temple et emmené des milliers de Juifs à Rome comme esclaves, pourrait avoir été la sixième couronne.
Tel que je l’ai déjà noté, l’identification de la septième tête de la bête a fait l’objet de débats parmi les érudits bibliques pendant des siècles. De toute évidence, le leader du septième empire est inséparablement lié à l’identification de l’empire lui-même. En l’absence de certitude, nous ne pouvons que spéculer quant à l’identité de la septième couronne.
Les sept couronnes (rois) qui coiffent les sept têtes (royaumes) décrivent les rois dynamisés par Satan dans un but bien précis : la destruction des Juifs. Cependant, le dragon ne travaille pas seul à son activité insidieuse. Un tiers des anges l’ont suivi dans sa rébellion initiale contre Dieu. Ils exécutent ses ordres en influençant hommes et nations : « Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetaient sur la terre » (Apocalypse 12. 4).
Une naissance royale
Au moyen des cinq premières têtes (royaumes), la tentative satanique d’avorter la naissance de la semence de la femme a échoué. Et « lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Galates 4. 4). Mais Satan n’en a pas été découragé aussi facilement : « Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté » (Apocalypse 12. 4). Historiquement, cela s’est produit lorsque En conséquence de l’annonce de la part des mages, venus de l’Orient, à l’effet que le roi des Juifs venait de naître, Hérode le Grand a envoyé des soldats à Bethléem afin de tuer tous les enfants mâles âgés de deux ans ou moins. Toutefois, Joseph, averti par Dieu dans un songe, a fui en Égypte avec l’enfant et sa mère, échappant ainsi à l’édit d’Hérode (Matthieu 2. 13-16).
Hérode n’était pas Juif mais Édomite, et puisqu’il n’était pas de la tribu de Juda, ni de la descendance du roi David, il n’avait pas le droit de s’asseoir sur trône d’Israël. Il a été placé là par Rome, la sixième tête (royaume) du dragon. Comme ce dernier, Hérode a tenté de dévorer l’enfant à sa naissance, mais l’enfant destinée à régner sur toutes les nations avec une verge de fer (Apocalypse 12. 5a) était en sécurité en Égypte.
Dans le cadre du texte d’Apocalypse 12, rien n’est dit de la vie sans péché, de la mort sacrificielle et de la résurrection corporelle du roi nouvellement né. Rien n’est dit sur cette incomparable vie dans le cadre d’une précipitation vers son ascension : « Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône » (Apocalypse 12. 5b).
La scène se déplace immédiatement de la naissance de Christ au stade final de la bataille des derniers jours, parce que ces jours-là font partie du contexte du chapitre 12 de l’Apocalypse : « Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin d’y être nourrie pendant mille deux cent soixante jours » (Apocalypse 12. 6).
Un conflit dans le ciel
Et il y eut une guerre dans le ciel, Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvé dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan , celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. — Apocalypse 12. 7-9
Le dragon, avec ses sept têtes et ses sept couronnes est ici identifié à l’aide de trois titres ; il est appelé le serpent, le diable et Satan, trois titres descriptifs de son caractère. Pour savoir en quoi consiste le dragon, il suffit d’en connaître les noms (ou appellations).
En tant que serpent, il est celui qui influence l’homme à pécher contre Dieu, et cette sollicitation qui a commencé au jardin d’Éden n’a pas encore cessé. En tant que diable, il est l’accusateur de l’homme devant le trône de Dieu, nuit et jour. Et en tant que Satan, il est l’adversaire de la race humaine, cherchant à détruire l’âme de l’humanité et à usurper son destin divin comme roi de la Terre. Parfois, il effectue son travail en se présentant comme un ange de lumière (2 Corinthiens 11.14) et en d’autres temps, il se présente comme un lion rugissant (1 Pierre 5. 8).
L’expulsion du diable du ciel constituera une source de grande réjouissance dans le ciel :
Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, ainsi que la puissance, le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. — Apocalypse 12 10
L’expulsion vers la Terre constitue le catalyseur pour ce que le Seigneur Jésus a appelé « la grande tribulation » (Mathieu 24. 21), parce que c’est à ce moment précis que le serpent dynamisera l’Antichrist pendant trois ans et demi (Apocalypse 13. 5-7).
Pour souligner cette période de sévérité sans précédent, Jésus a ajouté : « Et, si ces jours [de grande tribulation] n’étaient abrégés, personne [les croyants] ne serait sauvé » (Matthieu 24. 22). Le prophète Jérémie a appelé cette période « le temps de détresse pour Jacob » (Jérémie 30. 7), pour mettre l’accent sur le fait qu’Israël se retrouvera au centre de cette terrible persécution.
Jean a écrit : « Quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté le fils » (Apocalypse 12. 13). Plus de deux mille ans se sont déjà écoulés depuis que la femme a donné naissance à un enfant mâle, ce qui n’empêche pas Satan d’haïr la femme d’une haine fanatique et impie. Aujourd’hui, l’intensité de sa persécution s’apparente au désespoir, parce qu’il sait qu’il ne lui restera que trois ans et demi (à partir du milieu de la semaine) pour conquérir la Terre, sinon il fera face à une condamnation éternelle (Apocalypse 20.10).
Aux jours de l’Ancien Testament, Satan avait pour plan de détruire la nation de laquelle Christ viendrait dans le monde ; il a échoué. Christ est né, il est devenu un homme, il est mort pour les péchés du monde, et il est retourné dans la gloire sur son trône, assis à la droite de son Père. À la fin de l’ère actuelle, le temps sera venu pour Christ de revenir.
Au moment de sa venue, il emprisonnera Satan et jettera l’Antichrist et le faux prophète dans le lac de feu.
Au moment de sa venue, il purgera la Terre de tout ce qui l’a souillée depuis l’introduction du péché.
Au moment de sa venue, il concrétisera le salut de tous ceux et celles qui, au fil des âges, ont été rachetés par grâce, par la foi seulement.
Au moment de sa venue, il établira une ère messianique glorieuse de mille ans sur la Terre.
Ceci dit, Jésus n’est pas un usurpateur mais un héritier légitime du trône d’Israël ; il provient de la tribu de Juda et de la lignée royale de David. Pour que Christ revienne, il doit exister une nation appelée Israël, une capitale appelée Jérusalem, et un peuple appelé juif (littéralement des descendants de Jacob (ou Israël)), Par conséquent, lorsque Satan sera chassé du ciel et précipité sur la terre, sachant qu’il ne lui reste que trois ans et demi, il poursuivra la femme qui a donné naissance à l’enfant mâle.
Son seul espoir sera d’amener la nation juive à l’adorer (Satan) et à prendre la marque de l’Antichrist. C’est ici « l’abomination de la désolation » à laquelle le Seigneur a fait référence, en l’accompagnant de l’avertissement de fuir Jérusalem lorsque cela va se produire (Matthieu 24. 15-21 ; Luc 21. 20, 21).
Une préservation miraculeuse
Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envole au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent. — Apocalypse 12. 14
La Bible ne nous dit pas combien de Juifs vont fuir au désert. Même s’il ne s’agissait que de cinq pour cent des Juifs vivant en Israël aujourd’hui, cela suggèrerait un nombre près de 350 000 personnes. Je prie pour que ce nombre soit beaucoup plus élevé. Nos missionnaires, en Israël, travaillent sans arrêt pour tenter de contribuer à cette cause. Ces croyants juifs composeront un résidu croyant au sein de la nation, et ils, d’une façon miraculeuse quelconque, aidés de Dieu pendant leur fuite vers la place qu’il a préparée pour eux au désert.
Certaines personnes croient qu’ils vont fuir vers la région désertique montagneuse de Petra, au sud de la Jordanie, ou vers la cité de Bozra, près de Petra, alors qu’ils seront poursuivis par le serpent : « Et de sa gueule, [le serpent] lança de l’eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l’entraîner par le fleuve » (Apocalypse 12. 15).
L’image d’un fleuve à la poursuite de la femme pourrait être comprise littéralement ou comme une description d’une armée qui s’avance. Si c’est le cas, l’armée semble être attiré vers un piège : « Mais la terre secourut la femme, elle ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa gueule » (Apocalypse 12. 16). Peut-être que la Terre aidera la femme à l’aide de plusieurs tremblements de terre, prophétisés pour les derniers jours, mais ce n’est que de la spéculation.
Comment le dragon répondra-t-il à son inhabileté à tuer le résidu de croyants juifs qui seront protégés et nourris au désert par le même Dieu qui a en a nourri deux millions au désert pendant quarante ans ?
Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui retiennent le témoignage de Jésus. — Apocalypse 12, 17
En mai 1948, après près de mille neuf cent ans de dispersion mondiale, Israël est devenu une nation. Des cendres de l’Holocauste, une tentative satanique d’éliminer le peuple juif encore une fois, Dieu a permis la renaissance de la nation d’Israël. Au cours de plus de soixante-quinze ans depuis cet événement, l’État juif a dû faire face à six guerres majeures et se défendre contre des attaques terroristes innombrables pour assurer sa survie.
Mis à part les États-Unis, la nation juive se retrouve seule au sein des nations du monde. Le monde arabe, l’Union européenne, l’Inde, la Chine, la Russie, et une foule d’autres nations s’opposent à elle, de façon routinière, sur des questions importantes aux Nations Unies.
L’isolement d’Israël et son exclusion n’ont rien à voir avec ses politiques. Bien que loin d’être parfaite, la nation d’Israël reste, parmi les nations, l’une des plus éthiques et honnêtes au monde (en dépit de la représentation d’Israël, grossière et fausse, dans les médias). La longue liste des contributions d’Israël pour le plus grand bien de l’humanité, dans les domaines de la médecine, de la technologie, des inventions et de l’innovation, ont éclipsé celles de plusieurs nations beaucoup plus vastes, en plus de compter une population beaucoup plus grande et des ressources naturelles en plus grande quantité, mais ces accomplissements ont contribué peu au changement de situation de la nation juive.
Israël compte une longue histoire d’endurance face à la haine et à la persécution, et cela s’explique par une seule raison : Israël est la femme enveloppée du soleil, le vaisseau choisi par Dieu pour donner naissance au Fils de Dieu. C’est pour cette raison que Satan haït Israël et qu’il va continuer à chercher à détruire ce peuple, en influençant les nations du monde.
Le dragon et ses sept empires mondiaux mènent une guerre spirituelle depuis des siècles, un conflit invisible et peu compris. Au moment de l’épisode final de cette bataille inégale, nous retrouverons d’un côté le dragon et ses dix cornes (les dix nations qui donneront leur puissance et leur autorité à la progéniture de Satan, l’Antichrist) et Israël de l’autre côté.
D’un point de vue humain, la perspective pour la nation juive pourrait sembler désastreuse, et le prospect d’une victoire de Satan une certitude, mais les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être. Le dragon et ses troupes n’ont aucune chance de gagner ; Dieu plus un (+ 1) équivaut toujours à la majorité.
Jésus est le Lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, et lui seul est destiné à régner sur le monde à partir de Jérusalem. À la fin, il écrasera la tête du serpent, redonnera à Israël sa place de gloire parmi les nations, et régnera à titre de roi légitime d’Israël, comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs.
Partie 1 : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
Partie 2 : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des événements des derniers jours
Partie 3 : Le sceau sur ses serviteurs et le salut de ses saints
Partie 4 : Silence dans le ciel avant que Dieu ne parte à la guerre
Partie 5 : Je vis un autre ange puissant – Apocalypse 10
Partie 6 : Une femme merveilleuse et un dragon terrible – Apocalypse 12
Version française de Rapture & Wrath: Ready or Not ?,
autorisée par Zion’s Hope Ministries.
Traduction française par www.letempsestcourt.org/


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