Enlèvement et colère : prêts ou non ? – Quatrième partie
par Marvin Rosenthal et David Rosenthal, 11 août 2025
(Version française de Rapture and Wrath, Part 4: Silence in Heaven Before God Goes to War, autorisée par Zion’s Hope Ministries)
- Partie 1 : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
- Partie 2 : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des événements des derniers jours
- Partie 3 : Le sceau sur ses serviteurs et le salut de ses saints
Le huitième chapitre du livre de l’Apocalypse commence avec une déclaration étonnante, porteuse d’un impact similaire à un coup à couper le souffle inattendu, porté à la hauteur du plexus solaire d’une personne. En effet, l’apôtre Jean a écrit : « Quand il [Jésus] ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ une demi-heure » (Apocalypse 8. 1).
Au chapitre précédent, Jean a parlé, en termes élogieux, d’une grande multitude dans le ciel qui crie d’une voix forte : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (Apocalypse 7. 10). Il a aussi parlé d’anges, d’anciens et de créatures vivantes qui adoraient Dieu en disant : « Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 7. 12).
Le ciel-même vibrait au son de la musique, et ensuite, au milieu de ces cantiques de louange chantés par la « multitude céleste », et sans aucun avertissement ni aucune transition, Jean a soudainement parlé d’un « silence dans le ciel d’environ une demi-heure » (Apocalypse 8. 1).
Un instant, de joyeux cantiques de louange émanent de la bouche de l’armée céleste, et l’instant d’après, un silence absolu. Comment expliquer ce changement de scène aussi rapide que la pression sur un interrupteur qui transforme la lumière en ténèbres ?
Une recherche méticuleuse de la cause de ce changement dramatique est récompensée. Le prophète Sophonie a écrit :
Silence devant le Seigneur, l’Éternel ! Car le jour de l’Éternel est proche, car l’Éternel a préparé le sacrifice, il a choisi ses conviés.—Sophonie 1. 7
Le prophète y est allé de trois observations importantes, toutes trois liées à l’appel au silence du chapitre 8 de l’Apocalypse.
Premièrement, le prophète a ordonné de faire silence en présence du Seigneur, l’Éternel.
Deuxièmement, il a marié son appel au commencement du jour de l’Éternel ; il a dit : « Le jour de l’Éternel est proche. » Ce jour est le sujet précis du chapitre 8 de l’Apocalypse.
Lorsque le Fils de Dieu ouvrira le sixième sceau, il y aura des perturbations cosmiques. Quelque chose va se produire en rapport avec le soleil, la lune et les étoiles ; le soleil deviendra noir, la lune ne donnera plus de sa lumière et les étoiles tomberont du ciel (Apocalypse 6. 12-17). Dans les Écritures, les perturbations cosmiques témoignent de façon cohérente du fait que le jour de l’Éternel est sur le point de commencer (Ésaïe 13. 6-11 ; Joël 2. 30, 31 ; Matthieu 24. 29, 30 ; Actes 2. 19, 20 ; 2 Pierre 3. 9-13). Avec la rupture du septième sceau (Apocalypse 8. 1), le jour de l’Éternel va commencer.
Le rouleau du livre, libéré de ses sceaux, sera consécutivement ouvert, en commençant par le retentissement des trompettes et le moment où le Seigneur Jésus-Christ amorcera son retour sur la Terre à titre de roi conquérant.
C’est la prise de conscience dans le ciel du terrible jugement qui est sur le point de frapper la Terre, ce qu’annonce le retentissement des trompettes, qui initie le silence. Mise à part la crucifixion du Fils de Dieu, personne ne peut envisager un moment plus sombre dans les annales de l’histoire. Il ne faut donc pas s’étonner que le ciel fasse silence.
Et troisièmement, Sophonie a identifié clairement à qui les jugements sont destinés : « Car l’Éternel a préparé le sacrifice, il a choisi ses conviés. » Les mots du prophète baignent dans le sarcasme ; en faire quelque chose de positif n’a aucune espèce de sens. C’est avec précision que la Bible affirme que les croyants ne feront pas partie des conviés au jour de l’Éternel, et nous ne devrions pas sentir d’irritation parce que nos noms auront été omis de la liste d’invités.
Le jour de l’Éternel, c’est le temps de la colère de Dieu, et les croyants ne sont pas destinés à traverser ce jour-là. L’apôtre Paul a écrit : « Et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, et qui nous délivre de la colère qui vient » (1 Thessaloniciens 1. 10), et à nouveau, dans le contexte d’une discussion au sujet du jour du Seigneur, Paul a écrit : « Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à la possession du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5. 9).
Les croyants vont être enlevés immédiatement avant l’ouverture du septième sceau, qui donne, en quelque sorte, le coup d’envoi à la colère de Dieu ; ce sera un enlèvement pré-colère. Le sacrifice auquel le prophète fait référence, c’est celui des personnes qui seront tuées tout au long du jour de l’Éternel, lorsque la sainteté de Dieu sera revendiquée à la face de sa création. En cette occasion, les « conviés » de Dieu seront ceux et celles qui auront rejeté sa grâce, refusé sa miséricorde et rejeté son amour. Ils constitueront des pécheurs entre les mains d’un Dieu en colère.
Les prières des saints
La vérité concernant la colère de Dieu laisse de nombreux chrétiens difficilement confortables. Nous le sommes tous beaucoup plus lorsqu’il est question de l’amour de Dieu, de présenter l’autre joue, et du petit Jésus doux et clément. Ceci dit, il importe de se rappeler que l’amour de Dieu ne peut embrasser ce que sa sainteté condamne ; les attributs de Dieu travaillent en harmonie. L’homme ne peut pas choisir ceux qui lui plaisent et écarter les autres. Si Dieu est Dieu, et s’il est saint, il doit juger le péché. Dans un sens ultime, le jugement de Dieu sera appliqué pendant le jour de l’Éternel.
Jean a écrit : « Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données » (Apocalypse 8. 2). Le jugement de la terre sera alors au portail-même du ciel. Mais tout d’abord, pour un instant, une prière doit être dite, dont le contenu, j’imagine, nous n’aurions jamais anticipé :
Et un autre ange vint, et il se tint sur l’autel, avec un encensoir d’or ; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu’il les offre, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône. La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l’ange devant Dieu. Et l’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des coups de tonnerre, des éclairs, et un tremblement de terre. — Apocalypse 8. 3-5
L’encensoir est une poêle en or, suspendue par une chaîne. Il était utilisé dans le temple par les sacrificateurs pour transporter le charbon chaud de l’autel d’airain jusqu’à l’autel d’encens, placée devant le rideau qui bloquait l’entrée du Saint des saints. Le charbon embrasait l’encens qui se mettait à fumer, symbole des prières qui montaient jusqu’à Dieu.
Les prières des « saints » font référence aux prières de la grande multitude dans le ciel (Apocalypse 7. 9). Au moment de la rupture du sixième sceau, ils ont été enlevés et glorifiés, et ils servent dorénavant Dieu dans son temple (Apocalypse 7. 14, 15).
L’Église prie pour que le Seigneur Jésus-Christ commence à juger la Terre ; il ne s’agit pas d’une prière vindicative, ni dans aucun sens d’une prière inappropriée ou insensible. Il s’agit plutôt d’une prière au triomphe du Seigneur Jésus-Christ. Dans un sens, c’est la prière que les croyants ont prié au fil des siècles, peut-être sans une compréhension complète, lorsqu’ils ont dit : « Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6. 10 ; Luc 11. 2). Il ne peut y avoir de roi victorieux ou de royaume juste sans la défaite de Satan.
La Terre a été contaminée depuis la chute d’Adam et Ève dans le jardin d’Éden. La méchanceté, le mal, la perversion, le meurtre, le mensonge, la tricherie, la convoitise, la guerre, la bigoterie, la haine, la transgression, la désobéissance, les catastrophes naturelles, l’idolâtrie et la corruption ne sont que quelques-unes des conséquences du péché, depuis que celui-ci s’est introduit dans l’expérience humaine.
Satan, qui a incité Adam et Ève à pécher, est à la tête d’un système mondial ordonné opposé à Dieu. Depuis le commencement, il a désiré supplanter l’homme et régner sur la Terre. Satan compte un Antichrist, un faux prophète, des démons, des anges déchus, de fausses personnes religieuses, des gouvernements corrompus, des païens, des idolâtres, des hommes méchants et sans Dieu, soit une armée immense et très puissante à son service.

Parfois Satan, « rode comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5. 8), et parfois il se déguise en « ange de lumière » (2 Corinthiens 11. 14). Nier son existence, ignorer sa menace pour l’âme et ses artifices subtils, agir naïvement quant à son influence en ce monde, tout cela constitue le summum de la folie. Si, pour un seul instant, nous tirions le rideau qui nous permettrait de voir le conflit spirituel qui fait rage tout autour de nous, nous tomberions sur notre face comme morts.
Les cieux, les océans, les rivières, les montagnes, les vallées, les plaines, et toute la vie, soit tout ce sur quoi l’humanité a été investie de la domination, a été corrompu par le péché, introduit par Satan.
Lorsque Jésus a dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18. 36), il ne voulait pas dire qu’il ne régnerait pas un jour sur la Terre, comme certains ont erronément suggéré, mais il voulait dire qu’il ne régnera sur cette Terre corrompue qu’après l’avoir purgée de tout ce qui l’a souillée.
Lorsque l’apôtre Pierre a parlé des nouveaux cieux et de la nouvelle Terre où règnera la justice (2 Pierre 3. 13), il ne parlait pas d’un « nouveau » (« neos » en grec) ciel quant à son « origine », mais d’un « nouveau » (« kainos » en grec) ciel quant à sa « qualité ». Les nouveaux cieux et la nouvelle Terre dont Pierre a parlé sont les mêmes qui existent aujourd’hui. Cependant, pendant le jour de l’Éternel, ils seront purgées de tous les vestiges du péché et ils seront qualitativement nouveaux (« kainos »).
En acceptant Christ pour son Sauveur, le croyant devient une nouvelle création (2 Corinthiens 5. 17). Il reste la même personne, mais, parce que son péché a été imputé à Christ, et que la justice de Christ lui a été imputée, il est qualitativement une nouvelle (« kainos ») création.
Si la Terre n’est pas purgée, il ne peut pas y avoir de « rétablissement de toutes choses» (Actes 3. 21), ni de triomphe de Christ sur Satan, ni non plus d’âge d’or ou de royaume millénaire (le millénium) sous le règne du Prince de paix. Ayant compris ces choses, l’Église glorifiée dans le ciel est vue priant pour que commence la colère de Dieu, non pas parce que la chose est plaisante, mais parce qu’elle est juste et nécessaire.
Le retentissement des trompettes
Il est profondément regrettable de voir de nombreux chrétiens ignorer le livre de l’Apocalypse. Certains d’entre eux en ont peur, alors que d’autres ne tentent même pas de le comprendre. De nombreux pasteurs, appelés par Dieu pour prêcher le plein conseil de Dieu, ne tentent même pas de prêcher à partir du livre de l’Apocalypse.
- En même temps, le livre de l’Apocalypse procure une compréhension cohérente (à l’opposé de discordante) de la fin de l’histoire de l’humanité ;
- Le livre de l’Apocalypse rapporte la justification ultime de Christ face à sa création, tant dans le ciel que sur la terre ;
- Et, c’est le livre de l’Apocalypse qui constitue le corridor qui achemine les fils et les filles de Dieu vers l’état de triomphe éternel.
Mais c’est maintenant le temps pour les trompettes d’appeler à la guerre ; tout a été fait et tout est prêt. C’est le temps pour le Fils de Dieu de partir à la guerre : « Et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner » (Apocalypse 8. 6), mais le choix de la trompette pour appeler à l’attaque ne tient pas d’une décision arbitraire.
Dans l’Israël ancien, il y avait deux sortes de trompette. L’une d’elle, appelée Hatzotzerah, était faite d’argent ; elle était droite, sans soudure, et son bout était évasé. On peut en voir une représentation aujourd’hui sur l’arc de Titus, à Rome.
L’Éternel parla à Moïse, et dit : Fais-toi deux trompettes d’argent ; tu les feras d’argent battu. Elles te serviront pour la convocation de l’assemblée et pour le départ des camps. — Nombres 10. 1, 2
Au temps du roi Salomon, on comptait cent vingt trompettes dans le temple (2 Chroniques 5. 12).
L’autre trompette, plus familière, c’était le shofar, une trompette courbée, fabriquée à partir de la corne d’un bélier. L’Éternel a donné instruction que le son du schofar retentisse le jour des expiations (Lévitique 25. 9), un des deux hauts jours saints d’Israël, l’autre étant la fête des trompettes.
Différents types de sons de trompettes communiquaient des messages différents. Le son long était appelé « Tekiah », trois sons courts portaient le nom de « Shevarim », et neufs petits coups saccadés s’appelaient « Teruah ».
Dans le cadre du rituel spirituel de la nation, la trompette avait plusieurs usages majeurs, tous ordonnés de Dieu. Un de ces usages majeurs était l’appel à se rassembler en présence de l’Éternel, autour du tabernacle au désert : « Quand on en sonnera, toute l’assemblée se réunira auprès de toi, à l’entrée de la tente d’assignation» (Nombres 10. 3). Les douze tribus, soit peut-être un million et demi de personnes, étaient étalées dans des espaces désignés, sur des kilomètres, dans toutes les directions et, contrairement à aujourd’hui, personne n’avait de téléphone cellulaire. Par contre, des sons distincts du shofar les convoquaient à la maison de Dieu.
La trompette servait aussi à sonner l’alarme, lorsque le peuple était appelé à la guerre sous directions divines :
Lorsque, dans votre pays, vous irez à la guerre contre l’ennemi qui vous combattra, vous sonnerez des trompettes avec éclat, et vous serez présents au souvenir de l’Éternel, votre Dieu, et vous serez délivrés de vos ennemis. — Nombres 10. 9
- Josué a sonné de la trompette, au moment où Israël a attaqué Jéricho (Josué 6. 4, 5) ;
- Gédéon a sonné de la trompette lorsqu’Israël a combattu les Médianites (Juges 7. 18-20) ;
- Néhémie a sonné de la trompette lorsque les Juifs ont défendu Jérusalem (Néhémie 4. 18-20).
Et Dieu lui-même sonnera de la trompette, au moment de la seconde venue, à la fin des âges, pour appeler à lui ses enfants avant d’aller à la guerre (1 Thessaloniciens 4. 13 – 5. 6).

Le jour de l’Éternel
La première des trois fêtes juives d’automne est communément appelée « Rosh Hashanah » par les Juifs, ce qui signifie « le commencement de l’année », mais la fête n’est jamais appelée de ce nom dans la Parole de Dieu. On parle plutôt de « Zikhron Teruah », appellation qui signifie « un mémorial du son des trompettes ». La fête est aussi connue sous l’appellation « Yom Teruah », appellation qui signifie « le jour où l’on sonne des trompettes » (Nombres 29. 1). Selon les anciennes traditions juives, le son de trompette final retentira au jour de la fête des trompettes et, à ce moment-là, Dieu jugera le monde pour son péché.
La fête des trompettes est souvent associée à un jour obscur (sombre ou de ténèbres) d’Israël. Il s’agit de leur seule fête qui a lieu le premier jour d’un nouveau mois, au calendrier lunaire juif, alors que la nouvelle lune ne projette qu’un filet de lumière.
Les prophètes d’Israël ont averti à répétitions de l’arrivée d’un jour sombre de jugement pour le monde ; ils ont parlé du « jour de l’Éternel ». Ils ont compris qu’il se produirait à la fin des temps, au moment où l’Éternel jugerait le monde à cause de son péché.
À une époque où les leaders juifs pensaient que le jour de l’Éternel serait un jour de jugement des nations des Gentils, et non d’Israël, le prophète Amos a écrit :
Malheur à ceux qui désirent le jour de l’Éternel ! Qu’attendez-vous du jour de l’Éternel ? Il sera ténèbres et non lumière. Vous serez comme un homme qui fuit devant un lion et que rencontre un ours, qui gagne sa demeure, appuie sa main sur la muraille, et que mord un serpent. Le jour de l’Éternel n’est-il pas ténèbres et non lumière ? N’est-il pas obscur et sans éclat ? — Amos 5. 18-20
Et le prophète Sophonie n’a-t-il pas servi un sinistre avertissement :
Le grand jour de l’Éternel est proche, il est proche, il arrive en toute hâte ; le jour de l’Éternel fait entendre sa voix, et le héros pousse des cris amers. Ce jour est un jour de fureur, un jour de détresse et d’angoisse, un jour de ravage et de destruction, un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuées et de brouillard, un jour où retentiront les trompettes… — Sophonie 1. 14-16
L’apôtre Jean, qui était intimement familier avec les prophètes juifs, a écrit au sujet du jour de l’Éternel en utilisant des mots descriptifs :
Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau ; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre… Car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? — Apocalypse 6. 12, 13, 17
Toutefois, d’autres choses que ténèbres et jugement étaient profondément intégrées à l’observance de la fête des trompettes. Selon l’ancienne tradition juive, la résurrection des morts se produira à la fin des temps, au son du shofar.
Ce concept était si profondément enraciné dans la pensée rabbinique qu’un shofar était souvent engravé dans les pierres tombales. Il s’agit de plus que de la coïncidence si, à ce jour, des Juifs religieux perçoivent le cimetière sur le mont des Oliviers comme le cimetière juif le plus saint au monde. Ils basent leur raisonnement sur la croyance selon laquelle ceux et celles qui y sont inhumés seront les premiers ressuscités, lorsque le Messie reviendra. Bien sûr, c’est à partir de ce mont que Jésus est retourné au ciel et c’est sur ce mont qu’il reviendra.
Alors, deux choses sont intimement liées au jour de l’Éternel. Premièrement, ce sera le temps de la résurrection des morts justes et de l’enlèvement des croyants encore vivants à ce moment-là et, deuxièmement, ce sera le temps pour l’Éternel d’aller à la guerre pour purger la Terre de tout ce qui l’aura souillée.
Au sujet du jour où la trompette sonnera, le Seigneur a enseigné :
Aussitôt après ces jours de détresse [la grande tribulation, dont il est question au verset 21, qui sera abrégée à moins de 3,5 ans] le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées [avec l’ouverture du sixième sceau d’Apocalypse 6. 12-17]. Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire [elles se lamentent non en repentance, mais parce qu’elles savent que la colère de Dieu est sur le point de déferler sur elles]. Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, d’une extrémité des cieux à l’autre [la résurrection de ceux et celles qui sont morts en Christ et l’enlèvement des croyants encore vivants]. — Matthieu 24. 29-31
Paul a écrit aux Thessaloniciens :
Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont décédés. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. — 1 Thessaloniciens 4. 15-17
Immédiatement après avoir parlé de résurrection et d’enlèvement, Paul a parlé du jour du Seigneur :
Pour ce qui est des temps et des moments [ou saisons], vous n’avez pas besoin, frères, qu’on vous en écrive. Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit.—1 Thessaloniciens 5. 1, 2
La Parole de Dieu fait souvent référence à des êtres humains et à des anges qui sonnent de la trompette, mais deux fois seulement est-il dit que Dieu sonne une trompette : (1) au moment du don de la loi au mont Sinaï (Exode 19. 18-20) et (2) en lien avec la seconde venue de Christ, au moment où il enlèvera l’Église et ira ensuite à la guerre (Matthieu 24. 31 ; 1 Thessaloniciens 4. 16–5. 3).

Voici venir les trompettes
Les événements catastrophiques infligés à la Terre, au jour où Dieu part à la guerre en libérant les jugements des trompettes, sont inimaginables pour l‘esprit humain. Personne ne peut complètement saisir l’ampleur de la dévastation.
Certains commentateurs, interprétant les jugements des trompettes de façon figurée, ne font que laisser libre cours à leur imagination. D’autres interprètent les jugements de façon littérale, mais ils éprouvent de la difficulté avec des expressions comme « de la grêle et du feu mêlés de sang » (Apocalypse 8. 7), « une grande montagne embrasée par le feu » (v. 8), « il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau » (v. 10) et « le tiers du soleil fut frappé » (v. 12).
Force est d’admettre que ce sont-là des textes difficiles, mais nous penchons vers l’interprétation des quatre premiers jugements comme étant des « phénomènes naturels, tels que des tremblements de terre, des volcans, des météorites et des astéroïdes, contrôlés surnaturellement par Dieu, quant à leur localisation, à leur timing et à leur intensité.
Selon la description du jour de l’Éternel en 2 Pierre 3. 10-13, certaines personnes croient que les jugements des trompettes mèneront à un événement atomique (ou à une série d’événements) qui résultera en une destruction totale de la Terre. Bien que nous croyions que c’est plausible, nous ne croyons pas que les Écritures décrivent une destruction totale de la Terre (quoique ce point de vue soit celui d’excellents enseignants bibliques bien connus). La Terre ne sera pas anéantie au cours du jour de l’Éternel, mais elle sera purgée de toute souillure et préparée en vue d’être transformée en « un nouveau ciel et une nouvelle terre » (Apocalypse 21).
Il est possible de débattre de certains détails concernant des jugements spécifiques, mais le portrait plus large est clair. Les quatre premières trompettes de jugements semblent viser l’écologie de la Terre, dont la végétation, les océans, les rivières, les ruisseaux et la température. Quant aux trois dernières trompettes, elles sont introduites comme des « malheurs », parce que leurs jugements seront beaucoup plus sévères que ne l’auront été ceux des trois premières trompettes. En fait, elles seront accompagnées de tourments démoniaques et de l’exécution d’hommes et de femmes.
- Des êtres angéliques, comme serviteurs de Dieu, sont impliqués dans la libération des jugements des sept trompettes ;
- Ces jugements durent probablement une année ou deux ;
- Les jugements des coupes (le sujet d’un article ultérieur) résultent du retentissement de la 7e trompette, comme les sept trompettes résultent de la rupture du 7e sceau ;
- Les sept trompettes sonnent à partir du ciel, et cela fait partie du processus de retour de Christ, le Roi, sur la Terre. Le Seigneur va littéralement toucher terre au moment où sonnera la septième trompette. L’apôtre Jean a écrit à ce sujet : « Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles » (Apocalypse 11. 15).
- À partir de la Terre, où il est revenu, le Seigneur va rapidement verser ses sept coupes de jugements au cours d’une période de soixante-quinze jours qui vont au-delà de la soixante-dixième semaine de Daniel, ou ce qui est communément appelé « la période de tribulation » (Daniel 12. 11, 12). La soixante-dixième semaine, c’est la période finale de sept ans de l’ère actuelle de l’histoire de l’humanité.

Un sommaire de la question
Pendant 3400 ans, le premier jour du septième mois du calendrier hébreu (Tishri), les Juifs pratiquants ont célébré la fête des trompettes. Dix jours plus tard, ils ont célébré le Yom Kippour (le jour des expiations). Ces dix jours sont appelés les « jours redoutables (Days of Awe) ». Les rabbins croient que, le jour de la fête des trompettes, Dieu passe en revue les livres de jugements, afin de déterminer si un homme doit vivre ou mourir, et dix jours plus tard (au dixième jour de Tishri), au jour des expiations, la décision finale est rendue.
Il a souvent été fait référence à la fête des trompettes sous l’appellation Yom Ha-Din (le jour du jugement) par les rabbins, parce que la fête signale le début des dix jours redoutables, le temps traditionnel du jugement de Dieu, temps où la repentance du péché est toujours à l’avant-plan dans l’esprit juif.
Pendant les dix jours redoutables, lorsque les hommes et femmes se croisent dans la rue, ils n’y vont pas du traditionnel « shalom » (paix) ; ils se saluent plutôt en disant : « Puisse votre nom être inscrit dans le livre de vie. »
Selon la tradition juive, chaque année, trois livres sont ouverts à la fête des trompettes : le livre de vie pour les justes, le livre de mort pour les méchants et le livre pour les « entre les deux », et le Juge de l’univers inscrit le nom de chaque personne dans un des trois livres.
Ceux et celles dont le nom est inscrit dans le livre de vie pour les justes feront l’expérience de la grâce et ils se verront accorder la vie par l’Éternel. Pour ceux et celles dont le nom est inscrit dans le livre de mort pour les méchants, ils seront retranchés du monde des vivants et leur jugement sera final et irrévocable. Pour ceux et celles dont le nom n’a pas été inscrit dans l’un ou l’autre de ces deux livres, leur destin est reporté à la fin des dix jours, soit jusqu’au jour des expiations (Yom Kippour). Selon la tradition, si ces personnes se repentent sincèrement au cours des dix jours redoutables, il est suggéré que Dieu leur accordera la vie et déplacera leur nom pour l’inscrire dans le livre de vie des justes.
Bien que fortement embelli, la tradition du livre de jugement trouve son origine dans les Écritures. Moïse, le grand législateur, a intercédé auprès de Dieu en faveur de sa nation en ces mots :
Pardonne maintenant leur péché ! Sinon, efface-moi de ton livre que tu as écrit. L’Éternel dit à Moïse : C’est celui qui a péché contre moi que j’effacerai de mon livre. » — Exode 32. 32, 33
Le roi David a écrit : « Qu’ils soient effacés du livre de vie, et qu’ils ne soient point inscrits avec les justes » (Psaumes 69. 29), et on dit au prophète Daniel, dans le contexte des « temps de détresse pour Jacob », ou ce qui est bibliquement connu dans le Nouveau Testament sous l’appellation « la grande tribulation » : « En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés » [ensuite les sujets de la délivrance sont identifiés] (Daniel 12. 1).
Les rabbins ont bien pensé, lorsqu’ils ont dit que, à la fin des temps, Dieu jugera le monde au jour de la fête des trompettes.
Les rabbins ont bien pensé, lorsqu’ils ont dit que la résurrection des justes se produira à la fête des trompettes : le moment de la résurrection coïncide avec celui de l’enlèvement (1 Thessaloniciens 4. 13-17).
D’une manière ou d’une autre, les rabbins ont-ils bien pensé lorsqu’ils ont dit que, à la fête des trompettes, Dieu ouvrira trois livres : le livre de vie pour les justes, le livre de mort pour les méchants et livre pour les « entre-les-deux » ?
D’une manière ou d’une autre, les rabbins ont-ils bien pensé lorsqu’ils ont dit que, à la fête des trompettes, Dieu ouvrira trois livres : le livre de vie pour les justes, le livre de mort pour les méchants et livre pour les « entre-les-deux » ?
Immédiatement avant le commencement du jour de l’Éternel, les morts en Christ seront ressuscités et les croyants vivants à ce moment-là seront enlevés à la rencontre du Seigneur dans les airs (1 Thessaloniciens 4. 16, 17). S’agit-il de ceux et celles dont le nom a été inscrit dans le livre de vie des justes ?
Pendant le jour de l’Éternel, des dizaines de millions de méchants, hommes et femmes, les « conviés » au sacrifice (Sophonie 1. 7), seront tués au moment où les trompettes sonneront. S’agit-il de ceux et celles dont le nom a été inscrit dans le livre de mort des méchants ?
À la fin du jour de l’Éternel, il y aura ceux et celles qui n’auront pas fait partie de l’enlèvement de l’Église, qui auront toujours leurs corps mortels, et qui habiteront et se multiplieront sur la Terre pendant le royaume de mille ans de Christ. Auront-ils répondu au message prophétique des deux témoins (Apocalypse 11. 3), ou peut-être parlé à l’un des 144 000 Juifs scellés du sceau de Dieu (Apocalypse 7. 2-8 ; 14. 1-5), ou encore répondu favorablement à la prédication de l’Évangile par la voix d’un ange (Apocalypse 14. 6, 7) ? Auront-ils été témoins de l’événement épique, pour ensuite se repentir et refuser la marque de l’Antichrist ? S’agit-il de ceux et celles dont le nom n’a pas été inscrit dans l’un ou l’autre des deux premiers livres, et qui seront venus à la connaissance du Christ par la foi pendant le jour de l’Éternel, ayant survécu aux jugements des sept trompettes ?
Ce que nous savons, c’est que la Parole de Dieu enseigne les vérités suivantes :
- Premièrement, avant que commence le jour de l’Éternel, l’Église sera enlevée ;
- Deuxièmement, des multitudes innombrables mourront pendant l’application des jugements des trompettes ; et
- Troisièmement, certaines personnes survivront au jour de l’Éternel, elles accepteront Christ par la foi et elles entreront dans le royaume millénaire terrestre de Christ.
À la lumière de ces vérités, cher ami(e), puissions-nous faire preuve d’audace en vous posant quelques questions cruciales : « Dans quel livre votre nom est-il inscrit ? Avez-vous embrassé la réalité glorieuse du fait que Jésus est venu pour mourir pour vos péchés sur la croix du Calvaire ? Avez-vous reçu le cadeau gratuit de Dieu, en acceptant le paiement sacrificiel de Christ en votre nom ? Avez-vous placé votre confiance dans le Fils de Dieu comme votre Sauveur ? »
Si vous avez honnêtement répondu « Oui ! » à ces questions, vous pouvez avoir la certitude que votre nom est inscrit dans le livre de vie des justes !
Partie 1 : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
Partie 3 : Le sceau sur ses serviteurs et le salut de ses saints
Partie 4 : Silence dans le ciel avant que Dieu parte à la guerre
Partie 5 : Je vis un autre ange puissant – Apocalypse 10
Version française de Rapture & Wrath: Ready or Not ?,
autorisée par Zion’s Hope Ministries.
Traduction française par www.letempsestcourt.org/


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