Le sceau sur ses serviteurs et le salut de ses saints

Enlèvement et colère : prêts ou non ? – Troisième partie

par Marv et David Rosenthal, 15 avril 2025

(Version française de A Scroll With 7 Seals: The Sealing of His Servants and the Salvation of His Saints, autorisée par Zion’s Hope Ministries)

Partie 1 : Enlèvement et colère : prêts ou non ?

Partie 2 : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des événements des derniers jours

Entre la rupture du sixième sceau et celle du septième sceau du rouleau du livre de l’Apocalypse, qu’y a-t-il de si important qui justifie l’interruption de la continuité de l’annonce de la venue de Christ et du déferlement de la colère de Dieu sur la terre ?

Les six premiers sceaux

Le sixième chapitre du livre de l’Apocalypse offre un compte-rendu stupéfiant et rapide, qui porte à réfléchir, des événements majeurs menant à la seconde venue de Christ. Outre le fait que ce chapitre soit puissant comme message prophétique, il est sans prix quant à sa valeur contemporaine, et quant à sa portée ; il correspond à l’enseignement livré par le Seigneur sur le mont des Oliviers (Matthieu 24. 1-31).

Au chapitre 6 de l’Apocalypse, le Fils de Dieu commence à rompre les sceaux qui scellent le rouleau du livre et le sécurisent ; le Fils de Dieu a pris le rouleau de la main droite de son Père céleste (Apocalypse 5. 7). Nous ne pouvons trop en exagérer l’importance. En effet, le rouleau du livre contient les droits de propriété de la planète Terre. Celui qui peut ouvrir le rouleau en en brisant les sceaux, et assurer l’accomplissement des événements qui y sont prédits, deviendra le chef incontesté des royaumes de ce monde (Apocalypse 11. 15). Des recherches universelles sont alors menées dans le ciel, sur la terre et sous la terre pour identifier un tel homme. Au bout du compte, un seul homme est trouvé digne de briser les sceaux et d’ouvrir le rouleau : l’Agneau de Dieu, le Lion de la tribu de Juda (Apocalypse 5. 5).

Lorsque le premier sceau est brisé, un cheval blanc et son cavalier galopent partout sur la Terre.

Lorsque le deuxième sceau est brisé, un cheval roux et son cavalier galopent partout sur la Terre.

Lorsque le troisième sceau est brisé, un cheval noir et son cavalier galopent partout sur la Terre.

Lorsque le quatrième sceau est brisé, un cheval verdâtre et son cavalier galopent partout sur la Terre.

En séquence, ces quatre chevaux et leurs cavaliers, dynamisés par Satan, constitueront les agents responsables de l’émergence de faux christs, de guerres, de famine et de pestilences. Ils vont effectuer leur travail ignoble pendant les trois premières années et demie de la soixante-dixième semaine de Daniel (semaine populairement mais incorrectement appelée « la tribulation » ou « la période de tribulation »). Le jour où ces quatre chevaux et leurs cavaliers cesseront de galoper partout sur la Terre, ils laisseront derrière eux une Terre en chaos, dévastée et détruite par leurs actions.

Pourtant, en décrivant la dévastation qui résultera de la rupture des quatre premiers sceaux, étonnamment, le Seigneur dit que ce ne sera que « le commencement des douleurs » (Matthieu 24. 8) ; le message est manifestement clair. Aussi destructifs que seront les quatre chevaux et leurs cavaliers, le pire restera à venir. Les quatre premiers sceaux ne constitueront que le début des douleurs ! En effet, la pression appliquée contre le peuple de Dieu s’accroîtra de façon dramatique avec la rupture du cinquième sceau.

L’imagerie visée par le Seigneur est grièvement importante à saisir. Comme une femme enceinte doit normalement traverser une période de douleurs de plus en plus intenses jusqu’au jour de l’accouchement, le commencement des douleurs des quatre premiers sceaux doit être suivi du dur labeur du cinquième sceau avant que Christ revienne.

À la différence des quatre premiers sceaux, aucun cheval ni cavalier ne sont associés au cinquième sceau. Cependant, parce que la persécution des élus de Dieu est grandement accrue en lien avec ce cinquième sceau, le Seigneur l’appelle « la grande tribulation » (Matthieu 24. 9-22 ; Apocalypse 6. 9-11).

On situe le cinquième sceau au milieu de la soixante-dixième semaine de Daniel (Daniel 9. 24-27). Le déclencheur de la grande tribulation sera l’abomination de la désolation (Daniel 9. 27 ; 12.11 ; Matthieu 24. 15). C’est à ce moment-là que de nombreux croyants seront livrés au martyr par l’Antichrist, parce qu’ils auront refusé de prendre sa marque ou de lui prêter allégeance. Ils resteront fidèles à l’Agneau de Dieu qui a encouragé ses disciples en leur promettant, en Apocalypse 2. 10 : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. » De nouveau, il a enseigné en Apocalypse 14. 13 : « Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur » ou littéralement : « vivants sont ceux qui meurent dans le Seigneur ».

Le Seigneur a averti que si ces jours de grande tribulation n’étaient abrégés, aucune chair de « croyant » ne survivrait, mais à cause des élus, ces jours seront abrégés (Matthieu 24. 21, 22). Aujourd’hui, on enseigne généralement que le cinquième sceau, celui de la grande tribulation durera trois ans et demi, alors qu’en réalité, selon les Écritures, sa durée est moindre pour les élus. Elle est abrégée ou « coupée court » avant la fin de la soixante-dixième semaine de Daniel. Satan dynamisera l’Antichrist pendant trois ans et demi (Apocalypse 13. 5 ; Daniel 7. 25), mais son pouvoir imprenable de tuer des croyants va prendre fin avec la rupture du sixième sceau.

Au moment de la rupture du sixième sceau, soudainement et sans préavis, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière et les étoiles tomberont du ciel (Matthieu 24. 29 ; Apocalypse 6. 12, 13). Ce sera un événement terrifiant pour les habitants de la terre non sauvés. Ces perturbations cosmiques, associées au sixième sceau, vont constituer l’indicateur clair du fait que la colère du « jour du Seigneur » est sur le point de déferler (Joël 2. 30, 31 ; 3. 14, 15 ; Actes 2. 19, 20).

La colère de Dieu commence au moment de la rupture du septième sceau, mais elle est précédée par la résurrection des croyants morts en Christ ; cette résurrection sera immédiatement suivie de l’enlèvement des croyants encore vivants, non destinés à la colère de Dieu, qui seront encore vivants à ce moment-là (Matthieu 24. 31 ; 1 Thessaloniciens 4. 15-18 ; 5. 9, 10). À partir des nuées, Jésus commencera à punir le monde pour ses péchés, au moyen des jugements des sept trompettes et des sept coupes.

Un résumé des descriptions de la part des prophètes révèle que le jour du Seigneur constituera :

  • Un temps où Dieu « se lèvera pour effrayer la terre » (Ésaïe 2. 19, 21);
  • Un temps de destruction de la main du Tout-Puissant (Ésaïe 13. 6 ; Joël 1. 15);
  • Un temps de colère et de fureur divines ardentes (Ésaïe 13. 13 ; Sophonie 1. 15 ; 2. 2);
  • Un temps où Dieu punira le monde pour sa malice et les méchants pour leurs iniquités (Ésaïe 13. 11 ;
  • Un temps où Dieu va manifester son indignation et sa fureur contre toutes les nations (Ésaïe 34. 1, 2 ; Abdias 15 ; Sophonie 1. 14 – 2. 3 ; Zacharie 14. 3) ;
  • Un temps où Dieu répandra sa vengeance (Ésaïe 34. 8);
  • Un temps de ténèbres dans les cieux ((Ésaïe 13. 9, 10 ; 34. 4 ; Joël 2. 31 ; 3. 15);
  • Un temps pour un feu de la part de l’Éternel (Joël 2. 3, 5, 30 ; Sophonie 1. 18 ; 3. 8);
  • Un jour de nuées, d’épaisses ténèbres, de morosité, de colère, de troubles, de détresse et de terreur (Ézéchiel 30. 3 ; Sophonie 1. 15).

On ne se moque pas de Dieu. Personne ne peut rejeter Dieu et sans tirer à bon compte; ce qu’un homme, une nation ou le monde sèmera, il récoltera en son temps. Le jour du Seigneur sera un temps de récolte, un temps où Dieu revendiquera ses droits à la face de sa création.

L’apôtre Jean a décrit la réaction du monde non sauvé, à la suite de la rupture du sixième sceau :

Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau ; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme les figues vertes d’un figuier secoué par un vent violent. Le ciel se retira comme un livre qu’on roule ; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places. Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’Agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? — Apocalypse 6. 12-17 ; voir aussi Ésaïe 2. 11-22 ; Joël 2. 1-3, 30, 31 ; Matthieu 24. 29, 30 ; 1 Thessaloniciens 5. 1-3

On a souvent entendu dire que la tanière du renard ne cache aucun athée. Nous pouvons débattre de l’exactitude de cet énoncé, mais une certitude demeure : lorsque le sixième sceau sera brisé, et que le soleil deviendra noir, que la lune ne donnera plus de sa lumière, et que les étoiles tomberont du ciel, l’univers ne comptera plus un seul athée. L’humanité saura que la colère d’un Dieu juste est sur le point de frapper, et que le temps est écoulé.

Aucun bunker n’aura de murs assez épais, aucune tanière ne sera assez profonde, et aucune caverne ne sera assez sombre pour protéger l’humanité contre la colère de l’Agneau. En ce jour-là, le déferlement de la colère de Dieu n’attendra que la rupture du septième sceau. Lorsque ce sceau, qui cache les sept trompettes et les sept coupes, sera brisé, l’Agneau commencera à ouvrir le rouleau du livre, et les pécheurs se retrouveront entre les mains d’un Dieu juste, et par conséquent, face à une colère divine justifiable. Tout ce qui aura souillé la Terre depuis la chute de l’homme dans le jardin d’Éden sera purifié par le feu (2 Pierre 3. 10).

De nouveau, les quatre premiers sceaux font partie des douleurs de l’enfantement (Matthieu 24. 3-8 ; Apocalypse 6. 1-8), alors que le cinquième sceau est celui de la grande tribulation (Matthieu 24. 9-28 ; Apocalypse 6. 9-11), et que le sixième sceau est celui des perturbations cosmiques qui annoncent que la colère du jour du Seigneur est sur le point de déferler (Matthieu 24. 29, 30 ; Apocalypse 6. 12-17). Juste avant la rupture du septième sceau, le monde verra le Fils de l’homme venant sur les nuées pour ressusciter les morts en Christ, résurrection suivie instantanément de l’enlèvement des croyants encore vivants à ce moment-là (Matthieu 24. 31 ; Apocalypse 7. 9-14).

Les croyants ne sont pas destinés à la colère de Dieu (1 Thessaloniciens 1. 10 ; 5. 9), mais ils ne sont pas exemptés de la persécution aux mains de l’Antichrist. Il s’agit là de la vérité la plus importante présentée dans le présent article, et peu importe les bonnes intentions et la sincérité des arguments contraires à cette vérité, ils constitueront toujours un danger grave pour la génération de croyants qui entreront dans la soixante-dixième semaine, animés de la fausse espérance d’être enlevés avant le début de la semaine en question.

Mais que s’est-il passé avec le septième sceau ? Les six premiers ont été brisés, en séquence, au chapitre 6 de l’Apocalypse, mais on n’y trouve aucune trace du septième sceau ; tant la logique que la continuité en suggèrent la mention au commencement du chapitre 7, mais ce n’est pas le cas.

En fait, le septième sceau n’est pas brisé avant le chapitre 8. Jean a écrit au sujet de l’Agneau de Dieu :

Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ une demi-heure. — Apocalypse 8. 1

Le « silence dans le ciel » qui précédera immédiatement le début du jour du Seigneur constitue un événement prophétisé, mais habituellement négligé par les enseignants bibliques. Le prophète Sophonie a écrit : « Silence devant le Seigneur, l’Éternel ! Car le jour de l’Éternel est proche » (Sophonie 1. 7). Le jugement divin dévastateur, qui est sur le point de s’abattre sur la Terre, réduit l’armée céleste au silence, comme aussi les saints ressuscités et les saints enlevés, tous nouvellement arrivés.

Contrairement aux six premiers sceaux, dont la rupture est consécutive et ininterrompue, celle du septième sceau, qui déchaînera la colère de Dieu, est soudainement retardée par les événements du chapitre 7. Qu’est-ce qui est important au point d’interrompre la continuité de la rupture des sceaux entre le sixième sceau — qui annonce la venue de Christ et le début du jour du Seigneur — et le septième sceau qui signale le début du déferlement de la colère de Dieu ?

La retenue angélique urgente

Au moment de l’ouverture du sixième sceau, au chapitre 6 de l’Apocalypse, nous apprenons que le jour de la colère de Dieu « est venu », c’est-à-dire un événement qui surplombe et qui est sur le point de se produire. Au chapitre 8, avec l’ouverture du septième sceau, la colère de Dieu commence immédiatement à frapper la Terre. Entre l’avertissement à l’effet que la colère de Dieu est sur le point de déferler, au chapitre 6, et le déferlement lui-même au chapitre 8, le chapitre 7 offre un portrait déterminant de deux groupes distincts de gens.

En effet, d’entrée de jeu, Jean voit « quatre anges debout aux quatre coins de la terre », ayant le pouvoir d’empêcher le vent de souffler sur elle, « afin qu’il ne souffle point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre » (Apocalypse 7. 1). Puis soudainement, Jean voit un autre ange qui monte de l’Orient ; il est apparemment d’un rang plus élevé que les quatre premiers anges. Porteur d’un message urgent, sous forme d’un commandement, il crie d’une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, en ces termes : « Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu (Apocalypse 7. 2, 3). Faire du mal à la terre devait être retenu jusqu’à ce que le front des serviteurs de l’Éternel aient été scellé.

On trouve le terme « scellé » à quinze reprises dans six courts versets des Écritures (Apocalypse 7. 3-8). L’apposition d’un sceau sur ces serviteurs de Dieu est aussi mentionnée en Apocalypse 14. 1, alors que le verset fait référence au fait que ces serviteurs avaient le nom de leur Père écrit (scellé) sur leur front. À un sceau sont associés deux concepts importants.

Premièrement, c’est une question de propriété. Le sceau « scellait » la propriété de la personne ou du contenu de l’objet scellé du sceau du propriétaire. Dans le cas des 144 000, le nom de leur Père était inscrit sur leur front ; ils lui appartiennent. En Apocalypse 13, l’Antichrist demande que les hommes et les femmes reçoivent sa marque, son nom ou le nombre de son nom sur leur main droite ou sur le front, marque indicatrice de propriété (Apocalypse 13. 16, 17), sans laquelle personne ne peut acheter ni vendre (fonctionner) au sein de son royaume de courte durée. Accepter la marque constituera une garantie de jugement éternel et de séparation éternelle d’avec Dieu (Apocalypse 14. 9-11), geste qu’aucun véritable croyant ne posera jamais.

Deuxièmement, le sceau est en vue de la protection. Puisque ceux qui sont scellés, par les anges de Dieu, lui appartiennent, ils sont sous sa protection. Dans un des textes les plus triomphants de la Parole de Dieu, l’apôtre Paul a proclamé :

Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. — Romains 8. 38, 39

Puisque les croyants sont scellés de l’Esprit Saint au moment de leur salut, ils appartiennent donc à Dieu et ils se retrouvent sous sa protection (Éphésiens 1. 13, 14).

Ceux qui sont scellés en Apocalypse 7 appartiennent à Dieu, et il protège ce qui lui appartient. C’est ce qui est à la base du commandement urgent aux quatre anges de se restreindre de faire du mal à la terre, jusqu’à ce que les serviteurs de Dieu aient été scellés. Ces derniers doivent rester sur la terre pendant le jour de la colère de Dieu, mais ils en seront protégés. Ils constitueront les premiers fruits de plusieurs qui viendront à la connaissance de Christ et qui entreront dans le royaume millénaire avec des corps mortels (Ésaïe 65. 17-25).

Les 144000 sur la Terre

Qui sont ces serviteurs scellés de Dieu ? On en compte 144 000 de toutes les tribus des enfants d’Israël, soit 12 000 hommes de chacune des douze tribus d’Israël. Chaque tribu est identifiée en utilisant la formule : « De la tribu de…, douze mille marqués du sceau », en commençant par la tribu de Juda, parce qu’elle est la tribu royale de laquelle nous est venu Jésus, alors que la tribu de Ruben est mentionnée en deuxième lieu, parce que Ruben était le premier-né. Quant à la tribu de Dan, elle n’est pas mentionnée à cause de son caractère idolâtre, et la tribu de Benjamin est mentionnée en dernier, parce que Benjamin était le douzième et dernier fils de Jacob. Entre les différentes mentions de ces tribus, nous trouvons des références historiques significatives concernant un certain nombre des tribus.

Jean s’est employé longuement à identifier clairement ce groupe de 144 000 serviteurs du Seigneur, scellés du sceau de Dieu, provenant des douze tribus d’Israël, soit 12 000 de chaque tribu. Si les mots sont utilisés dans l’intention de communiquer une vérité, et s’ils peuvent être compris, alors une chose doit être claire, et c’est que lorsque Jean parle des fils d’Israël, il parle spécifiquement des fils d’Israël. Deux chapitres plus tôt, alors qu’il est question de Jésus comme étant « le Lion de la tribu de Juda, le rejeton de David » (Apocalypse 5. 5), cela n’avait rien de symbolique ; Jean a entendu que Jésus est le Lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, point à la ligne !

Tristement, certains commentateurs prennent l’enseignement clair de cette portion de la Parole de Dieu et ils tentent, par une sorte d’exégète qui ne peut être qualifiée que de « bizarre », pour en justifier une autre explication. Ils font ainsi parce que, dans presque tous les cas, ils brouillent la distinction biblique entre Israël et l’Église, ce qui les force par la suite à tordre le sens de certains autres textes dans une tentative de maintenir à flot leurs systèmes théologiques.

Un commentateur a dit : « Le chiffre douze (le nombre de tribus) est à la fois élevé au carré et multiplié par mille, soit une façon double d’accentuer le caractère complet. » Un autre commentateur a écrit : « L’image est symbolique. Douze fois douze, multiplié par mille, ou 144 000, constitue un nombre idéal qui dénote que le corps (l’Église) est complet. » Et encore un troisième commentateur a affirmé que « le nombre 144 000 est le résultat de douze multiplié par douze, le carré parfait, rendu encore plus inclusif et complet en le multipliant par mille ». Peu de gens de l’Église du début pouvaient lier et encore moins appliquer des formules mathématiques pour parvenir à comprendre les textes sacrés. D’autres citations similaires pourraient s’ajouter à la liste, toutes répétant des écrits antérieurs. De penser que Jean anticipait ce genre de compréhension de ses écrits, ou que c’est ainsi que l’Église naissante l’aurait compris, est bien loin d’être plausible.

L’exégèse signifie « tirer d’un texte biblique ce qui y est écrit », alors que l’eiségèse signifie « tirer du texte ce qui n’y est pas écrit ». Les citations mentionnées plus haut sont des cas classiques d’eiségèse. Ces commentaires ne constituent que des paroles vides, prononcées pour tenter de nier la vérité selon laquelle les 144 000 sont des Israélites, soit 12 000 de chacune des douze tribus d’Israël.

Certains suggèrent qu’historiquement les douze tribus d’Israël ont cessé d’exister en tant qu’entités identifiables. Selon leur argument, en l’an 722 av. J.-C., Israël (les dix tribus du nord du pays) ont été emmenées captives par les Assyriens, ne laissant de ce fait intact que le royaume sud de Juda (Juda et Benjamin), et en l’an 70 apr. J.-C., les légions romaines ont capturé Jérusalem, détruit le temple sur le mont Moriah, et contraint les Juifs à la dispersion universelle, là où ils ont perdus leurs identités tribales. Leur conclusion entre en conflit avec ce que les Écritures enseignent.

Dans un texte prophétique touchant les derniers jours, Dieu a dit qu’il fera des dix tribus du nord (Israël) et des deux tribus du sud (Juda) une seule nation (Ézéchiel 37. 16-19). L’apôtre Paul, en partageant son ascendance juive, a dit qu’il avait été « circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin » (Philippiens 3. 5). De toute évidence, les registres tribaux existaient encore à l’époque et ils étaient considérés importants au premier siècle. Jacques, demi-frère du Seigneur, a commencé l’épitre qui porte son nom en disant : « Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion » (Jacques 1. 1). Plus de sept cent ans après que les douze tribus aient été emmenées en captivité, il existait encore des Juifs identifiables aux douze tribus.

En une occasion importante, l’apôtre Pierre, représentant les apôtres, a demandé au Seigneur : « Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi [contrairement au jeune leader riche] ; qu’en sera-t-il pour nous ? » Jésus leur a répondu : « Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël » (Matthieu 19. 27, 28).

Le Fils de l’homme mentait-il ou trompait-il ses disciples ? Dieu nous-en préserve ! L’histoire ne révèle aucun précédent d’un tel caractère ; cela se produira pendant le royaume millénaire de Christ. Pour conclure, le Dieu qui a le pouvoir de ressusciter les croyants décédés de tous les âges, peu importe leur façon de mourir ou le lieu de leur repos, n’éprouvera aucun problème, le temps venu, à reconnaître et à sceller 12 000 Juifs de chacune des douze tribus d’Israël. Aux jours de l’Ancien Testament, le peuple juif devait servir de témoignage pour Dieu à la face du monde ; le peuple a terriblement manqué ! Au cours du jour du Seigneur, 144 000 Juifs, provenant des douze tribus d’Israël, prêcheront l’évangile de Christ aux nations du monde, mais cette fois, ils réussiront de manière merveilleuse ! Les 144 000 seront les premiers fruits d’une grande moisson de Juifs et de Gentils qui viendront à la foi en Christ (Apocalypse 14. 4 ; voir aussi Romains 11. 11, 12).

La grande multitude dans le ciel

Un deuxième groupe est l’objet de notre focus ; il s’agit de la « grande multitude ». Ce groupe est si grand que personne ne peut le dénombrer. Par conséquent, cette multitude dépasse les 144 000 déjà mentionnés. De portée universelle, il est dit que les gens qui composent cette foule sont « de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue » ; ils sont vus debout dans le ciel devant le trône et devant l’Agneau. Ils sont vêtus de robes blanches et ils tiennent des palmes dans leurs mains (Apocalypse 7. 9), mais ils ne sont pas silencieux. En effet, ils chantent d’une voix forte un psaume de louange au Seigneur :

« Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau » (Apocalypse 7. 10).

Cette grande multitude peut compter sur un auditoire. En effet, tous les anges, les vingt-quatre anciens et les quatre êtres vivants « se prosternèrent sur leur face devant le trône, et ils adorèrent Dieu » (Apocalypse 7. 11 ; voir aussi 4. 4-6), et ils disaient :

« Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 7. 12).

Certains commentateurs insistent pour dire que cette grande multitude représente les martyrs de la grande tribulation, parce qu’ils auront refusé de prendre la marque de l’Antichrist (Apocalypse 6. 9). Ces enseignants argumentent que Jean a vu cette multitude dans le ciel, mais qu’au moment où il lui fut demandé par un des anciens de l’identifier, il a reconnu qu’il ignorait qui étaient ces gens et d’où ils venaient (Apocalypse 7. 13). Ces enseignants concluent donc que, si Jean ignorait qui étaient les gens qui composaient cette grande multitude, il ne pouvait s’agir de l’Église enlevée, parce qu’assurément, il aurait reconnu l’Église qu’il a servie pour une large part de sa vie. Toutefois, l’opposé serait plus logique. L’Église du premier siècle, que Jean connaissait, ne comptait qu’un très petit nombre de croyants, ployant sous une persécution romaine sévère, entourée de paganisme et d’idolâtrie, et luttant pour sa survie.

En contraste, ce que Jean a vu dans le ciel, c’est une grande multitude que personne ne pouvait dénombrer, joyeuse et triomphante, issue de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue, soit une foule certainement pas représentative de l’Église de la fin du premier siècle. Alors, l’impossibilité pour Jean d’identifier ceux et celles qui composaient cette grande multitude n’a rien d’étonnant. Lorsque cette grande multitude se retrouve soudainement dans le ciel, tous les anges, les anciens et les créatures vivantes sont là pour l’accueillir dans la joie. Brillante par son absence, l’Église ne fait pas partie du comité d’accueil, parce que la grande multitude qui vient d’arriver, c’est l’Église. Surtout, la Bible identifie cette grande multitude comme étant composée de ceux et celles qui viennent de la grande tribulation. Le Seigneur Jésus a enseigné :

Aussitôt après ces jours de détresse [la grande tribulation du cinquième sceau,Matthieu 24. 21] le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées [les perturbations cosmiques du sixième sceau qui annoncent la venue du Fils de l’homme pour punir le monde pour son péché]. Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront[parce qu’ellessavent que sa colère est sur le point de les frapper], et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire. Il enverra ses angesavec la trompetteretentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, d’une extrémité des cieux à l’autre [il s’agit de l’Église enlevée].— Matthieu 24. 29-31

Au chapitre 6 du livre de l’Apocalypse, au moment où le sixième sceau est brisé, la colère de Dieu est sur le point de déferler et, au chapitre 8, au moment où le septième sceau est brisé, les jugements de Dieu commencent à être appliqués à la Terre. Entre les deux chapitres, 144 000 Juifs sont scellés en vue de leur protection pendant le jour du Seigneur, et une grande multitude que personne ne peut dénombrer, l’Église, est enlevée à la rencontre du Seigneur dans les nuées.

La scène du chapitre 7 suggère un passage parfait de témoins de la Terre vers le ciel. L’Église sera enlevée avant la rupture du septième sceau, parce qu’elle n’est pas destinée à la colère de Dieu. Cependant, juste avant l’enlèvement, 144 000 Juifs seront scellés, en vue de leur protection, parce qu’ils resteront sur la Terre tout au long du jour du Seigneur, jour de l’Éternel.

Version française de Rapture & Wrath: Ready or Not ?

autorisée par Zion’s Hope Ministries.

Traduction française par www.letempsestcourt.org

Partie 1 : Enlèvement et colère : prêts ou non ?

Partie 2 : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des événements des derniers jours

Partie 3 : Le sceau sur ses serviteurs et le salut de ses saints

Partie 4 : Silence dans le ciel avant que Dieu parte à la guerre

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