Pouvons-nous envier les méchants ? (Psaume 73)

j’ai bien failli glisser, j’étais sur le point de tomber. Car je voyais le bonheur des orgueilleux, et j’étais jaloux de ces gens mauvais. Psaume 73.2-3

Asaph, l’auteur du Psaume 73 était l’un des responsables de la musique et des chants sacrés. Il s’était vu confier cette tâche par le roi David lors de l’arrivée de l’Arche de l’Éternel à Jérusalem (1 Chroniques 16.1-7). Dans le Psaume 37, il nous partage une expérience qui lui a été pénible. Cette expérience est toujours réelle pour toutes personnes qui désirent plaire au Seigneur. Nul n’en est préservé, mais comme Asaph, nous savons que Dieu est bon pour ceux qui ont le cœur pur (v.1).

C’est pour cette raison qu’il a humblement pris le temps de nous partager son épreuve et en nous faisant connaître la manière que Dieu lui a permis d’éviter d’être séduit par le mal. Son désir est que par son témoignage, nous puissions avoir la sagesse de ne pas emprunter se laisser séduire pour l’illusion trompeuse du péché. Si un homme de cette stature a été sur le point de tomber dans le péché, nous devons porter attention à son témoignage, car nul n’est à l’épreuve de la tentation. Dans ce Psaume, il nous avoue avoir près de succomber. De ses propres aveux, il témoigne qu’il est passé près de glisser, qu’il était sur le point de tomber (v.3).

Ne t’irrite pas contre les méchants,
N’envie pas ceux qui font le mal. Psaume 37.1

Ce Psaume nous invite à considérer l’apparence de prospérité des méchants. Un sujet que David a également mentionné au Psaume 37. il a débuté ce Psaume par un sage conseil. Celui de ne pas s’irriter contre les méchants et de ne pas en être jaloux (Psaume 37.1). Chose que notre ami Asaph n’a pas mise en pratique, mais que nous pouvons de notre côté appliquer à nos vies.

Les Fils de Koré ont également porté leurs regards sur cette question dans le Psaume 49. Ils portèrent à notre attention que la destinée du méchant aura une fin tragique ils ne vivront pas toujours, ils n’éviteront pas la vue de la fosse (Psaume 49.9). Ils iront au séjour des morts bien qu’ils se sont imaginé que leurs maisons seraient éternelles, que leurs demeures subsisteraient d’âge en âge (v.11). Ils se sauront trompés gravement aux prix de leurs âmes. Ils se seront bercés d’illusions, car Dieu a tout vu de leurs abominations et qu’il leur fera justice en son temps.

Pour sa part, Asaph n’a pas pris en considération les Psaumes 37 et 49. Il se retrouve confronté au douloureux combat entre son désir de demeurer pur devant Dieu et le désir d’expérimenter cette apparente joie de vivre des fruits du péché. Il a donc porté envie aux méchants (Psaume 73.3).

Il a remarqué que le méchant ne connaît pas la misère (v.4-5), qu’il ne se prive de rien et qu’il ne connaît pas la crainte de faire le mal, au contraire, il considère le mal qu’il fait comme étant un sujet de gloire (v.6-9). Tout ce que le méchant fait laisse Asaph avoir l’impression qu’il le fait sans aucune conséquence. Le méchant en reçoit même l’adulation (v.9-10). il ose même remettre en question la possibilité que Dieu puisse le voir commettre le mal (v.11).

Avez-vous déjà eu la même impression qu’Asaph? Êtes-vous troublé en voyant ceux qui pratiquent le péché ? Cette réalité a provoqué chez Asaph une sérieuse remise en question de sa piété ? En regardant les méchants, il se disait, selon la version juive des Psaumes, « Voyez ces méchants! Éternellement en sécurité, ils voient croître leur puissance » (v. 12). Se serait-il conservé pur en vain? Cette question le troublait continuellement. Il tourmentait son âme en cherchant ce qui est véridique. Devait-il se garder pur ou au contraire vivre dans le péché ? Voilà la question !

Il poursuivit sa réflexion en se disant que s’il retournait sa veste en abandonnant sa vie pieuse, tous ceux qui le considéraient allaient être trahis par lui du fait qu’il était un chantre connu de tous (v.15). Il avait besoin de trouver la réponse à son questionnement (v.16). Sa situation était pénible à vivre, il vivait une période de crise douloureuse.

Finalement, il trouva la réponse à ses nombreuses questions. Son esprit s’est ouvert lorsqu’il arrivait dans le Sanctuaire de Dieu (v.17). N’était-ce pas là où il aurait dû aller chercher ses réponses en premier ? Il avait le privilège à titre de chantre d’avoir accès régulièrement à ce lieu. Il porta ses regards sur la question de l’apparente prospérité des méchants avec la perspective divine. Le portrait était totalement différent.

Oui, tu les places sur des voies glissantes, Tu les fais tomber
et les mets en ruines. Eh quoi ! en un instant les voilà détruits !
Ils sont enlevés, exterminés par une fin soudaine !
Psaume 73.18-19

Oui, ses yeux lui ont laissé croire que le méchant était béni, mais qu’en dit l’Éternel ? Enfin, le joug tombe ! Dieu lui a démontré la véritable situation du méchant. Il aura beau se vanter et ajouter péché après péché. Sa perspective éternelle sera celle de la mort. Les méchants sont placés par Dieu sur des voies glissantes, Il va les faire tomber et les mettre en ruines (v.18). En un instant les voilà détruits ! Ils sont enlevés, exterminés par une fin soudaine (v.19) !

Asaph arrive à la même conclusion que David qui avais affirmé qu’ils allaient être comme l’herbe aux champs, ils seront fauchés et se faneront comme la verdure (Psaume 37.2). Les fils de Koré de leur côté ont affirmé que le rachat de leur âme est cher, et n’aura jamais lieu; ils ne vivront pas toujours, ils n’éviteront pas la vue de la fosse (Psaume 49.8-9). Ils ajoutèrent que les méchants auront beau s’estimer heureux pendant leurs vies, on aura beau les louer des jouissances données par Dieu, ils iront néanmoins au séjour de leurs pères, jamais ils ne reverront la lumière (Psaume 49.17-18).

Asaph savait maintenant que ses yeux peuvent l’induire en erreur. En toute chose, il doit rechercher l’avis de Dieu qui lui a tout les éléments pour nous éviter de glisser dans l’erreur (v.3). C’est pour cette raison qu’Asaph a débuté son Psaume par une vérité établie par rapport à Dieu lorsqu’il affirme « Oui, Dieu est bon pour Israël, pour ceux qui ont le cœur pur».

Selon Asaph, il n’a pas été préservé de la chute par son propre raisonnement. Il reconnaît avoir été secouru par Dieu. Il dit que malgré le fait qu’il fut insensé dans ses pensées, il a connu la grâce d’être toujours avec Dieu, qui lui a saisi la main (v.23). Démontrant la véracité du témoignage de David dans le Psaume 37 : « L’Éternel affermit les pas de l’homme, et il prend plaisir à sa voie ; s’il tombe, il n’est pas terrassé, car l’Éternel lui prend la main. » (Psaume 37.24).

Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien :
Je place mon refuge dans le Seigneur, l’Eternel,
Afin de raconter toutes les œuvres. Psaume 73.28

Pour conclure, soyons comme notre cher Asaph. Retenons la leçon qu’il nous a partagée en reconnaissant avec lui les bienfaits de notre relation avec notre Seigneur ” Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien : Je place mon refuge dans le Seigneur, l’Éternel, afin de raconter toutes les œuvres” (v.28).

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